L'Expert Imaging and Sound Association a attribué aux Galaxy Buds4 Pro son prix In-Ear Headphones 2026-2027. Les écouteurs ne sont pas nouveaux : Samsung les avait présentés le 25 février et leur commercialisation avait commencé le 11 mars. La nouveauté du 24 août est donc la distinction, pas une nouvelle version matérielle.
L'EISA cite leur architecture deux voies, leur amplification séparée, la réduction de bruit adaptative et le système de captation vocale parmi les raisons de son choix. Pour un produit à 249,99 dollars aux États-Unis, c'est l'architecture acoustique qui mérite le plus d'attention.
Deux haut-parleurs ne suffisent pas : Samsung leur donne aussi deux chemins d'amplification
Chaque Galaxy Buds4 Pro associe un woofer à un tweeter. Le premier travaille principalement sur le grave et le médium tandis que le second prend en charge les fréquences les plus élevées. Samsung indique un woofer de 11 mm et un tweeter d'environ 5,5 × 3,5 mm dans sa fiche technique.
Le woofer a été redessiné pour utiliser davantage de la surface disponible dans la coque. Samsung chiffre précisément le gain de surface vibrante effective à 19,8 % par rapport aux Galaxy Buds3 Pro.
Cette augmentation ne signifie pas automatiquement 19,8 % de basses en plus. Une membrane plus grande modifie les possibilités de déplacement d'air et le comportement du transducteur, mais le résultat final dépend aussi de la charge acoustique, du DSP, de l'étanchéité dans l'oreille et du réglage choisi par Samsung.
La partie plus inhabituelle est l'amplification. Samsung utilise un amplificateur dédié à chacun des deux transducteurs. Le signal destiné au woofer peut donc être piloté séparément de celui envoyé au tweeter, au lieu de demander à un même étage d'alimentation de gérer les deux.
Le constructeur avance que cette séparation lui permet de réduire les interférences et de régler plus finement chaque voie. L'EISA retient précisément ce point dans son appréciation et estime que le système limite la distorsion sur l'ensemble de la bande de fréquences.
Le 24 bits/96 kHz existe, mais uniquement si toute la chaîne le permet
Samsung ajoute à cette architecture son codec propriétaire Samsung Seamless Codec UHQ. Sur une source compatible, les Buds4 Pro peuvent recevoir un flux annoncé jusqu'à 24 bits et 96 kHz.
Ce chiffre ne vient pas du Bluetooth 6.1 à lui seul. Il dépend de SSC UHQ et donc de l'écosystème Samsung. La liste officielle comprend notamment plusieurs générations récentes de Galaxy S, Galaxy Z et Galaxy Tab avec une version suffisamment récente de One UI.
Le mode UHQ est également désactivé par défaut. Sur les appareils récents, il doit être activé dans les options de qualité audio ; les anciennes versions compatibles utilisent les réglages de Galaxy Wearable.
Avec un téléphone non compatible, les écouteurs restent utilisables en Bluetooth et prennent également en charge AAC, SBC et LC3, mais l'utilisateur ne récupère pas automatiquement la transmission SSC UHQ 24/96.
Une fréquence d'échantillonnage plus haute n'est pas une garantie de meilleur son
Il est tentant de résumer un écouteur par 24 bits/96 kHz, parce que le nombre est facile à comparer. Dans la pratique, la qualité du transducteur, sa distorsion, la réponse en fréquence, l'ajustement dans l'oreille et le traitement numérique peuvent avoir beaucoup plus d'effet sur ce que l'on entend.
La séparation woofer-tweeter est donc plus intéressante techniquement que le simple passage à une fréquence d'échantillonnage élevée. Elle donne à Samsung davantage de liberté pour travailler le grave et l'aigu indépendamment avant même que le DSP ne corrige le signal.
Le prix EISA n'est évidemment pas une mesure de laboratoire universelle et ne remplace pas une comparaison acoustique indépendante face aux concurrents. Il apporte néanmoins une validation externe à une architecture que Samsung présentait depuis février comme le cœur du modèle Pro.
L'ANC tient compte de l'oreille, pas seulement du bruit extérieur
Les Buds4 Pro associent Adaptive ANC et Adaptive EQ. Le système analyse le bruit environnant, mais aussi les conditions de port et la forme de l'oreille afin d'adapter le traitement en temps réel.
Cette approche est pertinente pour des intra-auriculaires, car un changement minime d'étanchéité peut modifier fortement le grave et l'efficacité de la réduction de bruit. Un algorithme capable de détecter cette variation peut compenser une partie des écarts entre deux utilisateurs ou après un déplacement de l'écouteur.
Samsung ajoute Voice Detect, qui réduit automatiquement l'isolation lorsque le porteur commence à parler, ainsi que Siren Detect pour laisser davantage passer certains signaux d'urgence.
L'IP57 concerne les écouteurs eux-mêmes. Le boîtier n'est pas annoncé comme résistant à l'eau, une nuance importante pour un produit que Samsung présente volontiers dans des situations sportives ou extérieures.
Pour les appels, la voix est traitée comme une source à isoler
Samsung combine une Voice Pickup Unit avec ses microphones et une réduction de bruit basée sur un réseau neuronal profond. L'objectif n'est pas seulement de diminuer le bruit que l'utilisateur entend, mais d'extraire sa propre voix du mélange capté par les écouteurs.
Le mode Super Clear Call utilise également une liaison voix Super Wideband allant jusqu'à 16 kHz avec des appareils Galaxy compatibles. Samsung la présente comme deux fois plus large que la bande passante de certaines communications Bluetooth conventionnelles.
La compatibilité dépend toutefois du téléphone et, dans certains cas, du réseau mobile. Comme pour SSC UHQ, une partie des fonctions les plus avancées reste donc liée à l'écosystème Galaxy.
Le prix EISA récompense finalement un écouteur très Samsung
Les Galaxy Buds4 Pro offrent jusqu'à six heures d'écoute avec ANC, 26 heures en comptant le boîtier, ou jusqu'à sept et 30 heures respectivement sans ANC selon les mesures internes de Samsung.
Ils fonctionnent avec d'autres appareils Bluetooth, mais leurs fonctions les plus distinctives — UHQ 24/96, certains contrôles système et plusieurs intégrations Galaxy — prennent tout leur sens avec un smartphone ou une tablette Samsung compatible.
Le prix EISA 2026-2027 ne change donc pas leur positionnement six mois après leur lancement. Il souligne plutôt ce qui les différencie techniquement : deux transducteurs, deux amplifications, puis une couche importante de traitement adaptatif autour de cet ensemble.