Une LED, au départ, est simplement une diode qui produit de la lumière

LED signifie Light-Emitting Diode, diode électroluminescente. Lorsqu'un courant traverse le matériau semi-conducteur approprié, celui-ci émet de la lumière.

Dans un écran, cette LED peut remplir deux fonctions très différentes. Elle peut être placée derrière une dalle LCD uniquement pour l'éclairer. Elle peut aussi être assez petite et précise pour devenir directement un élément du pixel affiché.

Toute la confusion actuelle part de là.

Une « TV LED » classique reste une TV LCD

La plupart des téléviseurs appelés LED pendant les quinze dernières années utilisent une dalle LCD. Les cristaux liquides ne génèrent aucune lumière. Ils agissent comme des obturateurs contrôlant celle d'un rétroéclairage.

Les premiers LCD plats utilisaient notamment des tubes fluorescents CCFL. Leur remplacement par des diodes a permis de fabriquer des téléviseurs plus fins, moins gourmands et offrant davantage de possibilités de contrôle lumineux.

Le terme « LED TV » s'est imposé commercialement. Techniquement, « LCD à rétroéclairage LED » serait beaucoup plus précis.

Edge LED place les diodes sur le côté

Dans une architecture Edge LED, les LED sont installées le long d'un ou plusieurs bords de l'écran. Un guide de lumière redistribue leur éclairage derrière la dalle.

Cette solution permet de réduire l'épaisseur et le coût du téléviseur. Elle a donc été extrêmement populaire.

Elle contrôle beaucoup moins précisément la lumière. Une petite zone très lumineuse au milieu d'une image noire ne possède pas une LED qui lui est propre ; tout un pan du guide optique peut être sollicité.

Clouding, fuites lumineuses et local dimming grossier sont les conséquences classiques d'une implémentation moyenne.

Direct LED déplace les diodes derrière toute la dalle

Direct LED utilise une matrice de LED directement derrière l'écran. La lumière arrive ainsi plus uniformément depuis l'arrière plutôt que d'être conduite depuis les bords.

Attention au piège : Direct LED ne veut pas automatiquement dire local dimming.

Un modèle économique peut avoir des dizaines de diodes derrière la dalle mais les piloter comme un seul grand rétroéclairage. Toute l'image devient plus claire ou plus sombre en même temps.

FALD découpe enfin ce rétroéclairage en zones

Full Array Local Dimming conserve les LED derrière la dalle mais les organise en groupes pouvant être contrôlés séparément.

Le processeur analyse l'image puis augmente ou réduit la luminosité de chaque zone. Une région sombre peut donc recevoir beaucoup moins de lumière pendant qu'une autre affiche un phare, une explosion ou le soleil.

C'est l'une des améliorations les plus importantes du LCD moderne.

Pourquoi le local dimming produit du blooming

Une zone de rétroéclairage est beaucoup plus grande qu'un pixel 4K.

Si un sous-titre blanc apparaît sur un fond noir, la zone située derrière les lettres doit s'allumer. Elle éclaire forcément aussi une partie des pixels noirs environnants.

Le halo résultant s'appelle blooming.

Le problème ne disparaît réellement que si la résolution du système lumineux rejoint celle de l'image. C'est précisément ce que permettent les écrans autoémissifs, pas un LCD FALD traditionnel.

Mini LED ne désigne toujours pas une nouvelle dalle

Mini LED miniaturise les LED utilisées par le rétroéclairage. En plaçant des diodes beaucoup plus petites derrière le LCD, le constructeur peut en intégrer énormément plus et créer davantage de zones de local dimming.

Le principe de l'image reste pourtant celui d'un LCD.

Les cristaux liquides continuent à ouvrir ou bloquer la lumière. Les Mini LED ne correspondent pas individuellement aux pixels affichés.

Plus de zones permet d'approcher le contrôle par pixel

Un système à quelques dizaines de zones doit faire de gros compromis. Plusieurs centaines de zones réduisent fortement la taille des halos. Plusieurs milliers peuvent produire des noirs impressionnants dans une grande partie des scènes.

Il subsiste néanmoins toujours un écart entre la matrice 4K de 8,3 millions de pixels et le nombre de zones de rétroéclairage.

Le traitement devient donc crucial. Le téléviseur doit décider s'il privilégie la profondeur du noir, la luminosité d'un petit objet ou les détails situés autour.

Nombre de LED et nombre de zones sont deux chiffres différents

Une TV peut annoncer des dizaines de milliers de Mini LED sans disposer de dizaines de milliers de zones indépendantes.

Plusieurs diodes sont souvent regroupées et commandées ensemble.

Un chiffre spectaculaire sur le nombre de LED ne suffit donc pas. Pour comprendre le système, il faut connaître le nombre de zones et surtout observer comment elles se comportent sur de vraies images.

Une Mini LED peut devenir très lumineuse

Le rétroéclairage séparé du LCD possède un avantage simple : il peut être très puissant.

Les téléviseurs Mini LED haut de gamme peuvent fournir des pics HDR particulièrement élevés tout en maintenant une forte luminosité sur de grandes portions de l'écran.

Cela les rend très à l'aise dans les salons lumineux et avec les contenus HDR utilisant des reflets intenses.

Plus de lumière signifie aussi davantage de consommation et de chaleur à évacuer. Les modèles les plus ambitieux ont besoin d'une gestion thermique et électrique sérieuse.

QLED n'est pas un type de LED

QLED est encore l'un des noms les plus trompeurs du marché.

Dans les téléviseurs grand public actuels, un QLED est généralement un LCD utilisant des Quantum Dots pour améliorer la production des couleurs. Les LED servent toujours de rétroéclairage.

Un système courant utilise des LED bleues puis des points quantiques capables de convertir une partie de cette lumière en rouge et en vert très purs.

QLED décrit donc principalement la manière d'obtenir de meilleures couleurs, pas la façon dont chaque pixel est allumé.

Mini LED et Quantum Dot peuvent évidemment travailler ensemble

C'est même devenu une combinaison extrêmement courante sur le haut de gamme LCD.

Samsung appelle notamment Neo QLED une partie de ses téléviseurs associant technologies Quantum Dot et rétroéclairage Quantum Mini LED.

D'autres fabricants utilisent leurs propres marques. Les couches changent de nom, mais il faut toujours poser les mêmes questions : quelle dalle LCD, quel rétroéclairage, quelle technologie de couleur et quel nombre de zones ?

Le RGB Mini LED change la couleur du rétroéclairage lui-même

La génération apparue depuis 2025 et devenue beaucoup plus importante en 2026 modifie cette recette.

Au lieu d'utiliser essentiellement une source bleue ou blanche puis de fabriquer les autres couleurs avec phosphores ou Quantum Dots, un rétroéclairage RGB Mini LED utilise directement des LED rouges, vertes et bleues.

Le téléviseur peut alors contrôler à la fois la quantité et la composition colorée de la lumière envoyée derrière différentes zones de la dalle.

Le gain recherché concerne le gamut, le volume de couleur et l'efficacité. Une zone devant afficher énormément de rouge n'a plus besoin de produire inutilement beaucoup de bleu avant d'en filtrer une partie.

Hisense, Samsung, LG et Sony ont tous poussé cette idée en 2026

Hisense a été parmi les premiers à commercialiser massivement l'approche RGB MiniLED et a présenté une nouvelle génération au CES 2026.

Samsung a étendu sa gamme Micro RGB en 55, 65, 75, 85, 100 et 115 pouces. Le constructeur indique utiliser des éléments rouges, verts et bleus de moins de 100 micromètres comme rétroéclairage sur ses modèles Micro RGB.

LG a lancé ses Micro RGB evo et Mini RGB evo en 2026. Sony travaille lui aussi avec un rétroéclairage RGB piloté séparément.

Les noms diffèrent beaucoup plus que le principe général.

Micro RGB reste un écran LCD

C'est probablement la distinction la plus importante de toute la génération 2026.

Chez Samsung, Micro RGB utilise de très petites LED rouges, vertes et bleues comme rétroéclairage. Une dalle LCD reste placée devant.

Les LED peuvent être minuscules sans devenir pour autant les pixels de l'image.

Samsung distingue d'ailleurs explicitement Micro RGB et MicroLED : Micro RGB possède un rétroéclairage, MicroLED est autoémissif.

RGB Mini LED peut contrôler couleur et luminosité par zone

Un local dimming conventionnel calcule essentiellement la puissance lumineuse d'une zone.

Avec plusieurs primaires LED, le processeur doit également déterminer leur mélange. La carte de rétroéclairage devient donc une carte de luminance et de couleur.

Cela ouvre la porte à des primaires plus pures et à un volume colorimétrique élevé.

Cela ajoute aussi une nouvelle difficulté : une mauvaise coordination peut provoquer non seulement un halo clair mais un halo légèrement coloré.

Hisense est même passé de trois à quatre couleurs

Sur certains développements très haut de gamme de 2026, Hisense ajoute une source cyan aux LED rouge, verte et bleue.

Le constructeur annonce notamment jusqu'à 110 % de couverture BT.2020 sur son architecture RGB Mini LED de nouvelle génération.

Ces chiffres appartiennent à des modèles particuliers et aux mesures annoncées par le fabricant. Ils ne définissent pas les performances de tous les téléviseurs RGB LED.

MicroLED change complètement de catégorie

MicroLED porte un nom presque identique à Mini LED. Techniquement, le saut est énorme.

Un véritable MicroLED n'utilise pas de rétroéclairage LCD. Les minuscules LED rouges, vertes et bleues constituent directement les pixels ou sous-pixels de l'écran.

Pour produire du noir, elles s'éteignent.

Il n'y a donc plus de zone de local dimming plus grande que le pixel, plus de lumière à bloquer avec des cristaux liquides et plus de blooming provoqué par un rétroéclairage partagé.

MicroLED combine plusieurs avantages théoriques très séduisants

Chaque pixel émettant sa propre lumière, le contraste peut approcher la logique de l'OLED avec des noirs absolus.

Les matériaux LED inorganiques permettent en parallèle une luminosité très élevée, une grande rapidité de réponse et une durée de vie potentiellement très longue.

Cette combinaison explique pourquoi MicroLED est souvent décrit comme l'une des destinations les plus ambitieuses de l'industrie de l'affichage.

Alors pourquoi tous les téléviseurs ne sont-ils pas déjà MicroLED ?

Parce qu'il faut fabriquer, transférer, positionner, connecter et calibrer des millions de minuscules diodes avec un rendement extrêmement élevé.

Un seul pixel défectueux devient immédiatement visible. Réduire les LED tout en maintenant efficacité, uniformité et précision industrielle est difficile.

Les très grands écrans modulaires permettent de travailler avec un pitch relativement confortable. Faire tenir une définition 4K complète dans 55 ou 65 pouces exige des composants et des espacements encore beaucoup plus petits.

Le prix reste en conséquence sans rapport avec celui d'un téléviseur grand public classique.

La modularité est l'une des forces naturelles de MicroLED

Des modules peuvent être assemblés pour former un écran extrêmement grand sans fabriquer une seule dalle de verre gigantesque.

Samsung The Wall et différentes solutions professionnelles utilisent cette logique depuis plusieurs années.

Elle est parfaitement adaptée aux murs vidéo, au luxe résidentiel, aux studios virtuels et à l'affichage professionnel.

Les raccords entre modules doivent évidemment être calibrés avec une grande précision pour devenir invisibles.

Direct View LED existe depuis bien avant MicroLED

Les écrans géants de stades, de concerts ou de publicité sont eux aussi constitués de LED qui produisent directement l'image.

La différence essentielle est la taille des composants et le pixel pitch, c'est-à-dire la distance entre deux pixels.

Lorsque le spectateur se tient à plusieurs dizaines de mètres, un pitch important n'est pas gênant. Dans un salon, la même structure ressemblerait à une grille.

MicroLED est en partie la poursuite de cette architecture vers des pixels suffisamment petits pour être regardés de près.

SMD, COB et MIP décrivent aussi la manière de fabriquer les écrans LED directs

Dans le monde professionnel du direct-view LED, plusieurs méthodes de packaging coexistent.

SMD, Surface-Mount Device, regroupe généralement les composants LED dans de petits boîtiers montés sur le circuit.

COB, Chip on Board, place directement les puces sur le support avant encapsulation. La surface peut devenir plus robuste et le pitch plus fin.

MIP, Micro LED in Package, cherche à profiter de très petits émetteurs regroupés dans des packages industrialisables avant leur intégration dans le panneau.

Ces termes concernent surtout la construction de l'écran. Ils ne sont pas des formats HDR ou des types de dalle LCD.

OLED signifie aussi « LED », mais organique

OLED est l'acronyme d'Organic Light-Emitting Diode.

Il s'agit donc bien d'une technologie de diode électroluminescente. Mais le matériau émissif est organique et chaque pixel produit directement sa propre lumière.

Pas de rétroéclairage.

Un pixel noir peut être complètement éteint, donnant à l'OLED son contraste caractéristique et supprimant le blooming lié aux zones de rétroéclairage.

WOLED utilise une lumière OLED large spectre et des filtres

L'une des architectures de téléviseur OLED les plus répandues utilise des couches organiques produisant une lumière large spectre, souvent décrite simplement comme blanche, puis des filtres de couleur.

Dans les dalles WOLED modernes destinées aux téléviseurs, un sous-pixel blanc peut également contribuer à la luminosité.

Des architectures Tandem et de nouveaux empilements organiques ont progressivement augmenté l'efficacité et la luminosité.

QD-OLED remplace une partie du filtrage par des Quantum Dots

QD-OLED utilise des couches OLED bleues autoémissives comme source lumineuse.

Des Quantum Dots convertissent ensuite une partie de cette lumière en rouge et en vert. Le bleu restant est utilisé directement.

Samsung Display décrit donc QD-OLED comme une technologie autoémissive associant pixels lumineux et Quantum Dots.

En 2026, Samsung Display a également introduit la marque Penta Tandem pour une nouvelle structure organique à cinq couches destinée à améliorer efficacité, luminosité et durée de vie de ses QD-OLED premium.

OLED et MicroLED partagent l'autoémission, pas les matériaux

Leur fonctionnement visuel possède une ressemblance fondamentale : chaque pixel peut contrôler sa propre lumière.

OLED utilise des matériaux organiques. MicroLED repose sur de minuscules LED inorganiques.

Cette différence influence durée de vie, efficacité, luminosité maximale, vieillissement et surtout difficulté de fabrication.

Le burn-in concerne surtout les technologies organiques

Les matériaux OLED vieillissent avec leur utilisation. Si certaines zones affichent très longtemps des éléments fixes plus lumineux que le reste, leur vieillissement peut devenir différent et laisser une rémanence permanente.

Les téléviseurs OLED modernes utilisent de nombreuses protections : déplacement de pixels, détection des logos, cycles de compensation et gestion de luminosité.

MicroLED, utilisant des émetteurs inorganiques, ne possède pas le même mécanisme de vieillissement organique. Les LED peuvent évidemment vieillir ou tomber en panne ; le phénomène physique n'est simplement pas identique.

Mini LED n'a pas le burn-in OLED, mais conserve les défauts du LCD

Une Mini LED n'utilise normalement pas des pixels organiques autoémissifs. Elle n'est donc pas exposée au même type de marquage différentiel OLED.

En revanche, elle peut toujours montrer blooming, angles de vision limités, transitions de cristaux liquides, clouding ou variations d'uniformité.

Chaque architecture échange une famille de défauts contre une autre.

LED bleue + phosphore : la recette classique

Produire une LED blanche parfaite directement n'est pas l'approche habituelle des rétroéclairages modernes.

Une solution très répandue utilise une LED bleue et un matériau phosphorescent qui convertit une partie de cette énergie vers d'autres longueurs d'onde. L'ensemble paraît blanc.

Le spectre obtenu influence directement les couleurs que le téléviseur pourra ensuite reproduire.

Quantum Dot améliore ce spectre

Les points quantiques peuvent produire des bandes spectrales rouge et verte très étroites lorsqu'ils sont excités par une source bleue.

Des primaires plus propres permettent d'élargir le gamut sans simplement augmenter la puissance brute du rétroéclairage.

C'est particulièrement important pour conserver des couleurs saturées lorsque l'image devient très lumineuse.

RGB LED va encore plus loin en produisant directement les trois primaires

Le rétroéclairage RGB évite une partie des conversions lumineuses intermédiaires puisqu'il possède déjà ses propres émetteurs rouges, verts et bleus.

Cette approche avait déjà existé sur certains écrans haut de gamme bien avant 2025. Ce qui change avec RGB Mini LED et Micro RGB est la miniaturisation et la quantité de sources pouvant être pilotées localement.

Une vieille idée devient beaucoup plus intéressante lorsque les LED deviennent assez petites et les processeurs assez rapides.

La taille d'une LED ne suffit pas à définir la technologie

Il n'existe pas une frontière marketing universelle permettant de dire qu'à 101 micromètres une LED est « Mini » et à 99 micromètres elle devient automatiquement « Micro » dans tous les produits.

Les fabricants emploient parfois ces termes selon leurs propres architectures.

La question plus utile est fonctionnelle : ces LED éclairent-elles une dalle LCD ou constituent-elles directement les pixels ?

Cette seule question élimine déjà une grande partie de la confusion.

Micro RGB est le meilleur exemple du piège des noms

Samsung indique que ses LED rouges, vertes et bleues Micro RGB font moins de 100 micromètres.

On pourrait donc logiquement penser à MicroLED.

Mais elles restent derrière la dalle et travaillent comme rétroéclairage. C'est donc toujours un LCD.

MicroLED place au contraire les LED dans le plan de l'image elle-même.

RGB Mini LED reste soumis au local dimming

Même avec trois couleurs différentes, une zone RGB éclaire toujours un groupe de pixels LCD.

Le blooming reste donc possible autour des étoiles, sous-titres ou menus.

Les meilleurs systèmes peuvent fortement le réduire grâce à une densité de zones plus élevée et à des algorithmes plus précis.

Ils ne disposent toujours pas des 8,3 millions de contrôles lumineux individuels qu'offrirait théoriquement un écran 4K autoémissif.

Les LED peuvent également améliorer le temps de réponse du rétroéclairage

Une LED peut changer de luminosité extrêmement rapidement. Sur un LCD, ce n'est toutefois pas toujours le composant le plus lent.

Les cristaux liquides eux-mêmes ont besoin de temps pour changer d'orientation.

Le rétroéclairage peut donc réagir très vite alors que le pixel LCD n'a pas encore terminé sa transition.

L'électronique doit synchroniser les deux.

Le scanning backlight peut utiliser les LED pour améliorer la netteté du mouvement

Certains écrans exploitent la rapidité des LED en n'éclairant les différentes portions de l'image que pendant une partie du cycle de rafraîchissement.

Cette technique réduit la durée pendant laquelle chaque image reste visible et peut diminuer le flou de mouvement perçu sur un écran sample-and-hold.

Le prix est généralement une baisse de luminosité et parfois du scintillement.

Local dimming et fréquence d'image ne sont pas la même chose

Une dalle peut fonctionner à 120 ou 165 Hz pendant que son algorithme de rétroéclairage suit une logique de calcul différente.

La coordination doit éviter qu'une zone s'allume trop tôt, trop tard ou reste brillante alors que l'objet s'est déjà déplacé.

Un halo qui semble suivre un objet n'est pas nécessairement un problème de temps de réponse du pixel ; il peut venir du système de gradation locale.

Pourquoi les LED sont si importantes pour le HDR

Le HDR demande à l'écran de produire simultanément des zones très lumineuses et des régions sombres détaillées.

Une TV LCD avec rétroéclairage global peut augmenter sa luminosité, mais elle relève aussi son niveau de noir.

FALD puis Mini LED ont donc été déterminants : ils donnent au LCD une carte lumineuse plus proche de celle de l'image.

RGB Mini LED ajoute maintenant la couleur à cette carte.

Un pic à 5 000 ou 10 000 nits ne raconte pas toute l'image

Les chiffres de luminosité spectaculaire des nouveaux téléviseurs correspondent généralement à une petite fenêtre de mesure et parfois à un mode spécifique.

La luminosité plein écran peut être très différente.

Il faut aussi regarder la durée du pic, la précision du tone mapping, le volume de couleur et le comportement thermique.

Une LED extrêmement lumineuse n'est utile que si le reste du système sait quoi en faire.

LED et consommation : l'efficacité dépend énormément du contenu

Sur un LCD, une grande partie du rétroéclairage fonctionne même quand l'image comporte beaucoup de zones sombres, sauf si le local dimming peut les réduire.

Sur un écran autoémissif, un pixel noir consomme pratiquement rien pour produire de la lumière puisqu'il est éteint.

Une image très lumineuse presque entièrement blanche change le rapport : des millions de pixels OLED doivent alors produire beaucoup de lumière tandis qu'un rétroéclairage LED puissant peut fonctionner dans une zone d'efficacité favorable.

Il n'existe donc pas une technologie systématiquement moins énergivore dans toutes les scènes et toutes les tailles.

Les grandes tailles favorisent encore beaucoup le LCD LED

Produire un LCD de 85, 98 ou 115 pouces reste industriellement plus accessible que fabriquer un OLED ou un MicroLED équivalent à performances et prix comparables.

Mini LED et RGB Mini LED exploitent directement cet avantage.

L'année 2026 voit justement les technologies RGB arriver sur beaucoup plus de diagonales, alors qu'elles avaient commencé sur des modèles extrêmement grands et coûteux.

MicroLED reste particulièrement naturel sur les très grandes diagonales

Sa structure modulaire évite certaines contraintes liées à la fabrication d'une immense dalle monolithique.

Mais la définition impose un pixel pitch de plus en plus petit à mesure que la diagonale diminue.

Un MicroLED 4K de 200 pouces est beaucoup plus indulgent sur la taille physique des pixels qu'un MicroLED 4K de 55 pouces.

C'est l'une des raisons pour lesquelles la technologie descend lentement vers les formats domestiques classiques.

OLED reste aujourd'hui l'autoémissif réellement accessible

Pour le consommateur qui veut un contrôle lumineux par pixel, OLED demeure en 2026 l'option grand public.

MicroLED peut techniquement aller plus loin sur certains critères, mais son prix et sa disponibilité l'empêchent encore de jouer dans la même catégorie commerciale.

Le véritable duel de magasin reste donc beaucoup plus souvent OLED contre Mini LED ou RGB Mini LED que OLED contre MicroLED.

La hiérarchie des technologies LED devient plus simple si on sépare rétroéclairage et pixels

  • Edge LED : LED placées sur les bords d'une dalle LCD.
  • Direct LED : LED placées directement derrière la dalle LCD.
  • FALD : rétroéclairage Direct LED divisé en zones indépendantes.
  • Mini LED : rétroéclairage LCD utilisant des LED beaucoup plus petites afin d'augmenter leur densité et le nombre de zones.
  • QLED : généralement LCD à rétroéclairage LED associé à des Quantum Dots pour améliorer les couleurs.
  • RGB Mini LED : LCD utilisant des LED rouges, vertes et bleues dans son rétroéclairage.
  • Micro RGB : appellation notamment utilisée par Samsung pour un rétroéclairage RGB à LED microscopiques derrière une dalle LCD.
  • Micro RGB evo / Mini RGB evo : déclinaisons 2026 de LG basées sur un rétroéclairage RGB pour téléviseurs LCD.
  • MicroLED : technologie autoémissive utilisant des LED inorganiques comme pixels, sans rétroéclairage LCD.
  • OLED : technologie autoémissive utilisant des diodes organiques.
  • QD-OLED : OLED autoémissif bleu associé à une conversion Quantum Dot pour le rouge et le vert.
  • Direct View LED : écran où les LED forment directement l'image, particulièrement courant dans l'affichage professionnel de grande taille.

Comment lire une fiche TV qui contient cinq fois le mot LED

  • Chercher d'abord si l'écran est LCD ou autoémissif.
  • Si c'est un LCD, identifier la dalle : VA, IPS, ADS ou autre variante.
  • Identifier ensuite le rétroéclairage : Edge, Direct, FALD, Mini LED ou RGB Mini LED.
  • Vérifier le nombre de zones de local dimming plutôt que le seul nombre de LED.
  • QLED ou Quantum Dot renseigne principalement sur la production des couleurs.
  • Micro RGB n'est pas MicroLED.
  • Mini LED n'est pas MicroLED.
  • Pour le HDR, examiner luminosité mesurée, contraste, blooming et volume de couleur.
  • Pour le jeu, vérifier séparément fréquence native, VRR, temps de réponse et input lag.
  • Sur OLED, considérer luminosité, gestion thermique et protections contre le marquage.
  • Sur MicroLED, le principal obstacle reste aujourd'hui le prix et l'accessibilité.

LED contre Mini LED contre RGB Mini LED contre MicroLED : le résumé utile

Une TV LED classique utilise quelques LED relativement grandes pour éclairer une dalle LCD. Mini LED en utilise beaucoup plus, plus petites, afin de contrôler la lumière plus localement.

RGB Mini LED remplace ou complète cette logique avec des sources rouges, vertes et bleues capables de contrôler davantage la couleur du rétroéclairage.

MicroLED retire finalement le rétroéclairage et la dalle LCD : chaque pixel devient sa propre source lumineuse.

C'est toute la progression en trois phrases.

En 2026, le progrès le plus visible se produit surtout dans les rétroéclairages RGB

Le MicroLED reste impressionnant mais extrêmement haut de gamme. OLED continue à occuper le marché autoémissif grand public. C'est donc le vieux LCD qui connaît actuellement la transformation commerciale la plus rapide.

Samsung vend désormais Micro RGB sur beaucoup plus de tailles. Hisense poursuit RGB MiniLED. LG a rejoint le mouvement avec Micro RGB evo et Mini RGB evo. Les architectures à primaires séparées deviennent une véritable nouvelle catégorie premium.

Elles ne rendent pas le mot « LED TV » plus précis. Plutôt l'inverse.