500 lumens supplémentaires sans changer de philosophie
Le PX4 Pro reste un projecteur DLP ultra-courte focale à triple laser RGB. Il se place à quelques dizaines de centimètres du mur et peut afficher une diagonale comprise entre 80 et 200 pouces.
La luminosité maximale annoncée passe de 3 000 lumens sur le PX3 Pro à 3 500 lumens ANSI. Hisense parle d’une augmentation de 15 % apportée par son Digital Laser Engine 3.0.
Cette réserve supplémentaire compte surtout lorsque le projecteur est utilisé comme substitut quotidien à un téléviseur, dans une pièce qui n’est pas complètement plongée dans le noir.
Elle ne supprime cependant pas l’intérêt d’un écran ALR adapté aux projecteurs UST. Avec une grande image et de la lumière ambiante, le contraste perçu dépend toujours énormément de ce que l’écran renvoie vers le spectateur.
Le nouvel iris s’attaque au défaut classique des UST lumineux
Le changement le plus important se trouve peut-être du côté du noir. Hisense ajoute un iris réglable sur sept niveaux et son traitement CineBlack Pro.
Le constructeur annonce désormais un contraste pouvant atteindre 6 500:1. Le PX3 Pro était donné pour un contraste nettement inférieur.
L’intérêt de l’iris est de mieux contrôler la quantité de lumière lorsque la scène s’assombrit, plutôt que de laisser la source laser fonctionner avec le même comportement dans toutes les situations.
Les premiers essais indépendants constatent effectivement des noirs plus convaincants et une image plus profonde. Cela ne transforme pas un DLP en OLED : dans une pièce sombre, le niveau de noir reste encore un domaine où les meilleurs projecteurs traditionnels et certains écrans conservent un avantage.
118 % du BT.2020 avec trois lasers séparés
La source TriChroma génère séparément le rouge, le vert et le bleu. Hisense annonce une couverture de 118 % du volume BT.2020 ainsi qu’une précision colorimétrique pouvant descendre sous ΔE 0,9 dans ses conditions de référence.
Dolby Vision, HDR10, HDR10+, HLG et IMAX Enhanced sont pris en charge. Le Filmmaker Mode est également présent.
C’est une liste particulièrement complète pour un projecteur. Dolby Vision et HDR10+ permettent notamment d’exploiter des métadonnées dynamiques plutôt que de s’en tenir uniquement aux informations HDR statiques.
La difficulté reste celle de tout vidéoprojecteur HDR : quelques milliers de lumens répartis sur une image de 100 ou 150 pouces ne produisent pas les mêmes pics lumineux qu’un téléviseur Mini LED.
Une image de 200 pouces reste possible
Le rapport de projection tourne autour de 0,2:1. L’intérêt de l’UST est de générer une immense image sans installer le projecteur plusieurs mètres derrière le canapé.
Hisense annonce une plage de 80 à 200 pouces, soit nettement plus large que celle de nombreux modèles UST plus anciens.
Une diagonale de 200 pouces reste toutefois un cas exigeant. Plus l’image grandit, plus la quantité de lumière disponible par unité de surface diminue.
Le chiffre maximal décrit donc surtout la flexibilité optique. Pour obtenir le meilleur compromis entre HDR, contraste et luminosité, une taille plus raisonnable peut être préférable.
Le système audio change complètement de partenaire
Le PX3 Pro utilisait une solution Harman Kardon. Sur le PX4 Pro, Hisense s’est associé à Devialet.
Le projecteur intègre six haut-parleurs dans une configuration 4.0.2 totalisant 66 W. Deux transducteurs orientés vers le haut participent à la restitution Dolby Atmos.
DTS:X est également pris en charge.
C’est une évolution importante pour un UST, puisqu’un tel projecteur est souvent vendu comme appareil tout-en-un capable de remplacer à la fois l’écran et une partie du système audio.
Le son intégré progresse, sans remplacer un vrai système
Les premiers tests décrivent un rendu nettement plus convaincant que celui de beaucoup de projecteurs, avec davantage d’ampleur et une meilleure présence.
Il ne faut malgré tout pas confondre six petits transducteurs installés dans un châssis de 54 cm avec une véritable configuration home cinéma séparée.
Le grave, la largeur physique de la scène et la précision des effets arrière restent contraints par le format.
Pour quelqu’un qui ne veut aucune enceinte supplémentaire, Devialet rend néanmoins le PX4 Pro beaucoup plus crédible en tant que système autonome.
240 Hz, mais il faut lire la petite ligne
Hisense pousse fortement le PX4 Pro auprès des joueurs. Il devient le premier Laser Cinema UST que la marque présente comme certifié AMD FreeSync Premium.
VRR et ALLM sont également présents. Le mode à haute fréquence peut atteindre 240 Hz, avec une latence annoncée jusqu’à 1 ms.
Le point essentiel est la résolution. Les modes les plus rapides sont associés à une image 1080p ou 2K selon les documents et les conventions utilisées, pas à un affichage 4K à 240 Hz.
Les tests publiés en septembre soulignent surtout l’absence d’un véritable mode 4K/120 Hz comparable à celui proposé par de nombreux téléviseurs gaming.
HDMI 2.1 ne signifie donc pas automatiquement 4K/120
Le PX4 Pro possède quatre entrées HDMI, dont deux annoncées en HDMI 2.1 sur les principales fiches techniques.
Cette mention peut facilement laisser supposer une équivalence avec un téléviseur moderne acceptant 4K à 120 images par seconde sur PlayStation 5, Xbox Series ou PC.
Dans la pratique, les capacités de traitement et d’affichage du projecteur sont plus nuancées. Les hautes fréquences exigent une réduction de résolution.
Pour un jeu compétitif où la fluidité et la latence priment, 1080p/240 Hz peut être très pertinent. Pour un jeu solo où l’on cherche simultanément la définition 4K et 120 Hz, le compromis est moins favorable.
L’effet arc-en-ciel n’a pas entièrement disparu
Le PX4 Pro reste construit autour d’une puce DLP de 0,47 pouce et génère sa définition 4K par déplacement rapide de pixels.
Hisense a travaillé sur la réduction des aberrations chromatiques et communique sur une technologie ChromaFix destinée notamment à réduire les artefacts colorés.
Les essais de presse montrent cependant que certains spectateurs sensibles peuvent encore percevoir l’effet arc-en-ciel caractéristique de certaines projections DLP.
C’est un phénomène très dépendant de la personne. Certains ne le remarquent pratiquement jamais ; d’autres voient immédiatement des éclats rouges, verts et bleus sur des objets lumineux se déplaçant devant un fond sombre.
VIDAA U9 transforme toujours le projecteur en téléviseur géant
Le système repose sur VIDAA U9 avec accès aux principales applications de streaming selon le marché.
Wi-Fi 7, Bluetooth 5.4 et Ethernet Gigabit complètent la connectivité.
Hisense prévoit également l’intégration de Xbox Cloud Gaming dans son écosystème VIDAA, ce qui permet à terme de jouer sans console locale sur les marchés où le service est pris en charge.
Le PX4 Pro est aussi compatible Control4 et avec les fonctions de maison connectée proposées par Hisense.
3 499 euros en France, 2 499 livres au Royaume-Uni
Le positionnement tarifaire varie sensiblement suivant les marchés. Hisense annonce 3 499 € en France, avec une disponibilité attendue au quatrième trimestre 2026.
Au Royaume-Uni, le PX4 Pro est lancé à 2 499 £, soit le même prix de départ que son prédécesseur sur ce marché.
Aux États-Unis, il est déjà commercialisé autour de 3 999 dollars, contre 3 499 dollars au lancement du PX3 Pro.
Le PX4 Pro reste donc un produit premium, mais il se situe nettement sous le L9Q de la marque.
Le PX3 Pro devient surtout difficile à remplacer si son prix baisse fortement
Le nouveau modèle est supérieur sur presque toute la fiche technique : davantage de lumière, meilleur contraste annoncé, plage d’image plus large, VRR et système sonore nettement plus ambitieux.
Le PX3 Pro n’est pourtant pas automatiquement obsolète. Les fins de génération produisent souvent des remises importantes, et son image reste compétitive.
La question dépendra donc beaucoup de l’écart de prix réel. À quelques centaines d’euros, l’iris et les améliorations audio du PX4 Pro sont faciles à défendre. Avec un PX3 Pro soldé beaucoup plus bas, le calcul devient moins évident.
Hisense améliore le projecteur là où cela compte vraiment
Le PX4 Pro n’est pas une révolution conceptuelle. C’est toujours une boîte posée sous un écran qui utilise trois lasers et une puce DLP pour produire une image immense.
Les évolutions sont néanmoins bien ciblées. La luminosité progresse, l’iris s’attaque au contraste et Devialet corrige l’un des points faibles les plus évidents du prédécesseur.
Le gaming est plus ambigu. À 240 Hz et 1 ms, le PX4 Pro peut devenir étonnamment rapide pour un projecteur.
Il faut simplement accepter que, pour l’instant, vitesse maximale et définition 4K ne se rencontrent pas encore au même endroit.