Asobo n’a pas besoin d’Unreal Engine pour fabriquer sa carte postale

Le consensus technique de Resonance commence par quelque chose d’assez rare : presque tout le monde remarque ses décors.

Les côtes méditerranéennes, les ruines minoennes, les intérieurs éclairés par des faisceaux de lumière et les panoramas de l’île sont régulièrement cités parmi les plus grandes réussites du jeu.

Wccftech parle d’environnements grandioses et d’un éclairage particulièrement réussi. The Guardian insiste sur la richesse picturale de la Crète. Windows Central va jusqu’à considérer l’ensemble comme l’un des jeux les plus impressionnants visuellement de la série.

Le plus intéressant est qu’Asobo obtient ce résultat avec sa technologie maison.

La lumière n’est pas seulement décorative

L’éclairage possède ici un double rôle. Il fabrique une grande partie de l’identité méditerranéenne du jeu, mais il devient également une mécanique.

Sophia manipule des faisceaux à travers miroirs, lentilles et mécanismes minoens. Certaines salles changent donc visuellement au même rythme que le joueur résout leurs problèmes.

Cette articulation entre rendu et gameplay donne davantage de sens aux effets lumineux qu’une simple course à la démonstration graphique.

Sur PS5, les retours sont plutôt rassurants

Wccftech a testé le jeu sur PlayStation 5 et rapporte une expérience globalement stable dans les modes qualité comme performance.

Les analyses comparatives disponibles montrent cependant le compromis habituel : viser davantage d’images par seconde impose de réduire sensiblement la résolution interne et donc la précision de l’image.

C’est particulièrement pertinent dans un jeu où la finesse des architectures et des effets de lumière constitue justement une grosse partie du spectacle.

Pour les combats et les parades, la fluidité garde néanmoins un intérêt évident.

Le PC possède de bonnes options

La version Windows permet d’ajuster notamment textures, ombres, éclairage volumétrique, distance d’affichage et occlusion ambiante.

L’analyse de DSOGaming confirme également la présence de FSR 3 et de DLSS 4 avec Multi Frame Generation sur les cartes compatibles. Intel XeSS n’est en revanche pas proposé.

Il n’existe pas de benchmark intégré, ce qui oblige à utiliser directement des portions du jeu pour comparer les réglages.

Steam annonce 75 Go d’espace de stockage et exige un SSD.

Les spécifications officielles ne sont pas délirantes

La configuration minimale associe notamment un Ryzen 3 3100 ou Core i3-12100 à une Radeon RX 5500 XT ou GeForce GTX 1060 de 6 Go, avec un objectif communiqué de 1080p à 30 images par seconde en qualité basse.

Pour le profil recommandé, Focus indique un Ryzen 5 5600X ou Core i5-12400F et une RX 6700 XT ou RTX 3060 Ti, toujours avec 16 Go de mémoire vive.

L’objectif annoncé est alors 1080p à 60 images par seconde en Ultra.

Sur le papier, Asobo ne réserve donc pas son moteur aux seules cartes graphiques haut de gamme.

Mais le lancement PC n’est pas complètement propre

C’est là que le corpus devient moins uniforme.

PCGamesN a rencontré des problèmes de performances décrits comme suffisamment importants pour casser l’immersion et, dans certains cas, nécessiter un redémarrage. Cette expérience contraste avec Windows Central, qui rapporte une très bonne fluidité sur du matériel haut de gamme.

Les deux constats ne sont pas incompatibles. Un moteur peut très bien monter en résolution et en qualité sur une grosse configuration tout en conservant des problèmes ponctuels selon les scènes ou le matériel.

DSOGaming confirme de son côté que la version PC offre une vraie marge d’ajustement et réalise de bonnes performances sur plusieurs GPU, sans donner pour autant l’image d’un logiciel miraculeusement identique sur toutes les machines.

La technologie sert particulièrement bien les grands espaces

Resonance impressionne moins par une fonction graphique isolée que par l’assemblage.

Distance d’affichage, végétation, roche, mer, architecture et éclairage produisent des panoramas où l’on comprend immédiatement pourquoi l’île constitue le cœur du jeu.

Asobo a également beaucoup travaillé la silhouette et les matériaux de Sophia. Le studio explique avoir utilisé plusieurs éléments simulés sur ses vêtements afin de conserver du mouvement pendant les courses, l’escalade et les combats.

Ce sont de petits détails qui deviennent visibles précisément parce que la caméra reste souvent proche du personnage.

Une vitrine impressionnante, avec une astérisque sur PC

Resonance n’est pas techniquement impeccable.

La version PC a suffisamment produit de témoignages divergents pour qu’il soit raisonnable de vérifier les pilotes et les mises à jour avant d’interpréter chaque chute de performances comme un problème matériel.

Mais l’essentiel est difficile à contester : Asobo possède un moteur capable de produire des environnements particulièrement riches tout en visant plusieurs profils de performances sur consoles et PC.

Avec une couche supplémentaire de finition côté Windows, cette démonstration aurait été encore plus nette.