Le chiffre qui compte : 1 Go

Digit a testé PUBG Mobile Lite sur un Redmi Go équipé d'un Snapdragon 425 et de seulement 1 Go de RAM. Le jeu fonctionnait réellement. La publication relevait néanmoins une résolution très basse, des modèles de personnages simplifiés, du texture pop-in et quelques ralentissements lors des affrontements chargés.

La fiche Google Play actuelle conserve précisément ce seuil de 1 Go de RAM et annonce environ 600 Mo d'espace libre. Le moteur indiqué est Unreal Engine 4.

Le même minimum, des résultats très différents

Gadgets 360 a comparé plusieurs smartphones abordables. Sur le Redmi Go et son Snapdragon 425, le chargement prenait environ 1 minute 16 secondes. Le média relevait quelques saccades, du pop-in et un léger input lag. Après vingt minutes, la batterie avait perdu environ 9 %.

Le Nokia 2.2 sous Helio A22 était déjà plus fluide. Il demandait environ 1 minute 15 secondes pour charger et perdait 5 % de batterie en vingt-cinq minutes. Le Realme C2 avec Helio P22 descendait à environ 1 minute 6 secondes, avec 4 % de batterie consommée en vingt minutes.

Le Redmi 7A équipé d'un Snapdragon 439 obtenait le meilleur résultat de ce groupe : environ 54 secondes de chargement, pas de lag significatif constaté et seulement quelques problèmes occasionnels de rendu des textures. La perte de batterie atteignait environ 4 % en vingt minutes.

La RAM seule ne raconte pas les performances

Ces mesures rappellent pourquoi une exigence minimale ne constitue jamais une promesse de fluidité. Deux appareils disposant d'assez de mémoire peuvent être séparés par leur CPU, leur GPU, la vitesse du stockage et la gestion thermique.

Le support officiel conseille d'ailleurs de surveiller la température du téléphone et le niveau de batterie lorsqu'une baisse de fréquence du processeur provoque des ralentissements. La qualité du réseau reste une autre variable importante pour un jeu entièrement en ligne.

L'optimisation dépasse les pixels

PUBG Mobile Lite réduit évidemment les textures et la complexité visuelle. Mais la charge globale est aussi limitée par une carte plus petite et des parties plafonnées à 60 joueurs. Plusieurs tests de lancement relevaient en parallèle un recul moindre et des systèmes de tir plus permissifs.

La démarche technique est donc plus radicale qu'un simple preset « low ». Le contenu à afficher, le nombre d'acteurs et une partie des calculs liés au gameplay sont tous négociables.

C'est ce qui permet à PUBG Mobile Lite de descendre jusqu'à des appareils qu'un PUBG Mobile complet traite beaucoup moins bien.