La quantité d'animation reste la vraie prouesse
Regarder uniquement une capture d'écran sous-estime ce que NBA 2K17 faisait techniquement. La difficulté est de gérer en permanence dix joueurs, leur physique, la balle, les arbitres, les réactions du banc, le public et des dizaines d'interactions possibles sans perdre la lisibilité du match.
Forbes remarquait avant la sortie que les contacts produisaient davantage de réponses contextuelles. GameSpot et Game Informer saluaient eux aussi la fluidité générale. Les mouvements complexes, changements de direction et luttes de position s'enchaînent avec moins de ruptures visibles que dans plusieurs épisodes précédents.
Le moteur n'avait évidemment pas éliminé les animations forcées. Des mises à jour ultérieures ont notamment corrigé de mauvais mouvements de dribble, des accélérations irréalistes et certaines pertes de balle trop longues.
Les salles sont presque des profils graphiques à part entière
Visual Concepts avait travaillé sur les 29 arènes NBA utilisées à l'époque pour reproduire des différences d'éclairage et d'acoustique. L'ambiance ne dépend donc pas seulement d'une texture de parquet et d'un logo différent.
La foule réagit aux interceptions, aux dunks ou aux grosses actions. Les bancs, panneaux et animations périphériques remplissent constamment l'image.
C'est précisément ce qui rend le résultat impressionnant : NBA 2K17 affiche beaucoup de choses que le joueur n'est pas censé regarder directement.
Sur PC, la version ne se contente pas du minimum
Le test technique publié par PC Invasion, désormais hébergé par Prima Games, relevait un ensemble conséquent d'options graphiques sur PC. Les réglages permettent notamment d'agir sur l'anti-aliasing, les textures, la qualité du public, les shaders et plusieurs niveaux de détail.
Le PC peut également monter en haute résolution, mais le coût varie fortement selon les options. À l'époque, le titre restait exigeant dès que les réglages et la définition augmentaient.
Cette version bénéficiait en contrepartie de la même base visuelle moderne que les éditions PS4 et Xbox One, contrairement aux anciennes générations PS3 et Xbox 360.
La PS4 Pro lui offre une vitrine assez spectaculaire pour 2016
Le patch 1.05 a ajouté la prise en charge de la PS4 Pro. 2K annonçait alors une sortie en 4K native à 60 images par seconde sur la nouvelle console, ainsi que le HDR sur PS4.
Digital Foundry a ensuite intégré NBA 2K17 à son examen des titres PS4 Pro capables d'afficher une image 4K native à 60 fps. Pour un jeu sportif qui doit conserver une fréquence élevée pendant l'action, le résultat reste notable.
Un correctif suivant a toutefois dû réparer l'absence des icônes de passe chez certains utilisateurs en 4K. Le déploiement de cette nouvelle sortie vidéo n'était donc pas complètement propre dès le départ.
Les visages révèlent davantage l'âge de la technologie
Là où le jeu souffre le plus, c'est lorsqu'il quitte le mouvement général pour s'approcher des personnages. Certains joueurs sont remarquablement reproduits, d'autres beaucoup moins. Plusieurs critiques de l'époque notaient des visages et proportions inégaux.
Les présentateurs du studio sont encore plus révélateurs. GameSpot trouvait leurs animations très raides, avec un contraste brutal entre l'excellent travail vocal et des corps qui donnent parfois l'impression d'être manipulés comme des marionnettes.
Le parquet pardonne beaucoup parce que tout bouge vite. Un plateau de télévision, nettement moins.
Les premiers mois ont aussi servi de phase de finition
2K a déployé plusieurs correctifs importants après la sortie. En octobre, un patch réglait notamment des blocages, des problèmes de score, des couleurs de maillots incompatibles et différents bugs de modes en ligne.
Décembre apportait encore des corrections de dribble, d'IA, de MyPark, de Pro-Am et de comportement des joueurs contrôlés par le CPU.
TheSixthAxis signalait de son côté des temps de chargement longs sur PS4. Ce n'est pas suffisant pour effacer l'impression technique générale, mais assez pour enlever l'étoile qui sépare une démonstration impressionnante d'une exécution réellement impeccable.