Crimson Desert peut afficher une forêt dense, du tissu animé, une quantité absurde de particules, des bâtiments visibles très loin et un combat rempli d'effets sans immédiatement transformer une grosse carte graphique en radiateur expérimental.
C'est probablement la première surprise technique du jeu.
BlackSpace évite plusieurs symptômes habituels du gros open world PC
TechRadar a mesuré environ 70 images par seconde ou davantage en 3440 × 1440 natif avec le preset maximal sur une RTX 4080 Super, sans upscaling, associée à un Ryzen 7 5700X3D. Le média signale également une consommation VRAM étonnamment raisonnable dans ce contexte.
DSOGaming confirme que le port PC offre une grande quantité de réglages et prend en charge DLSS 4.5 ainsi que FSR 3.1. Le site relève toutefois des comportements de performance particuliers selon le matériel et les paramètres.
Un moteur propriétaire qui assume la distance
La réussite visuelle de BlackSpace ne tient pas seulement aux visages ou aux matériaux observés de près. Pywel fonctionne surtout à l'échelle du paysage : végétation dense, longues distances d'affichage, villes et reliefs qui conservent une présence dans l'horizon.
TechRadar place les panoramas, la simulation de l'eau et la physique des tissus parmi les points les plus impressionnants. Game Informer, pourtant bien moins enthousiaste sur le jeu dans son ensemble, le qualifie clairement de réussite technologique.
PS5 Pro raconte une histoire plutôt flatteuse
Les premières analyses de la PS5 Pro étaient très positives. Le jeu y propose plusieurs modes et l'expérience 60 fps est suffisamment convaincante pour que la console améliorée puisse conserver une bonne partie du spectacle.
La fiche PlayStation confirme par ailleurs que Crimson Desert est optimisé pour PS5 Pro.
La PS5 de base doit choisir davantage
Les constats autour du lancement sont moins généreux. TheSixthAxis décrit une image plus floue, du pop-in plus visible et un mode Qualité difficile à recommander en mouvement. Digital Foundry, relayé par Push Square, déconseillait initialement le mode Performance de la PS5 standard : la fréquence pouvait osciller fortement entre les hautes 30 et 60 images par seconde.
Les modes 30 et 40 fps étaient alors plus stables. Pearl Abyss a publié rapidement un gros correctif, et Game Informer rapporte ensuite une amélioration sensible de la réactivité sur Xbox Series X.
150 Go et DirectX 12
Steam indique 150 Go de stockage et DirectX 12 sur PC. La version Mac exige au minimum une puce Apple M2 Pro, M3 ou M4 et 16 Go de mémoire selon la fiche actuelle.
Le volume est conséquent, mais moins surprenant lorsque l'on regarde la quantité de géométrie, d'environnements, de voix et de systèmes que le jeu conserve dans un même monde.
L'optimisation n'efface pas les bugs
TechRadar a rencontré des softlocks pendant la période de review, notamment autour de certaines compétences et d'une caméra bloquée après un boss. Le média précise que Pearl Abyss avait déjà corrigé plusieurs de ces problèmes avant ou autour du lancement.
Game Informer a également suivi une série de correctifs très rapides dans les jours suivants. Le jeu est donc un exemple assez étrange : impressionnant dans sa capacité à faire tourner son monde, moins discipliné dans toutes les interactions que ce monde contient.
L'impression technique dépend fortement de la plateforme
Sur un PC suffisamment puissant, Crimson Desert fait partie des cas où le moteur propriétaire constitue un argument en soi. La PS5 Pro conserve beaucoup de cette ambition.
La PS5 standard expose plus clairement le coût de la densité de Pywel, surtout lorsqu'on exige simultanément fréquence élevée, image nette et longues distances d'affichage. BlackSpace est impressionnant. Il ne rend pas le matériel gratuit.