17,2 % plus légers que les OpenFit Air
Les OpenFit Air 2 pèsent 7,2 g par écouteur, contre 8,7 g pour la génération précédente. Shokz annonce donc une réduction de masse de 17,2 %.
La marque indique avoir retravaillé l’ensemble de la géométrie plutôt que simplement retirer du matériau à un endroit. Batterie, chambre acoustique, coque et crochet ont été redessinés ensemble.
Le cadre du crochet utilise toujours un alliage nickel-titane flexible, avec une structure de 0,75 mm destinée à épouser l’oreille sans serrage excessif.
Sur ce type de produit, la baisse de poids a un intérêt particulier. L’écouteur ne s’insère pas dans le conduit auditif pour se maintenir ; tout repose sur l’équilibre entre le module sonore et le crochet.
L’open-ear reste une question de compromis
Les OpenFit Air 2 utilisent la conduction aérienne classique. Un haut-parleur est placé devant le conduit auditif et envoie le son vers l’oreille sans la boucher.
Cela les distingue des modèles OpenRun de Shokz, qui utilisent principalement la conduction osseuse.
L’avantage est évident pour la course, le vélo ou le bureau : les voitures, les conversations et les signaux extérieurs restent audibles sans passer par un mode transparence électronique.
La contrepartie est tout aussi physique. Sans joint dans l’oreille, il devient beaucoup plus difficile de produire un grave profond et de lutter contre le bruit d’un métro, d’un avion ou d’une salle très bruyante.
Bassphere essaie de récupérer une partie du grave perdu
Shokz change fortement la partie acoustique avec son système Bassphere. La marque décrit deux transducteurs circulaires de 11,8 mm travaillant ensemble dans un volume compact.
La société compare la surface de sortie obtenue à celle d’un transducteur personnalisé d’environ 16 mm.
OpenBass 2.0 complète le matériel par un traitement logiciel destiné à renforcer les basses fréquences et à conserver une restitution plus dense malgré l’absence d’étanchéité acoustique avec le conduit.
Les premiers essais indépendants décrivent effectivement un rendu plus équilibré et plus ample que sur les OpenFit Air, tout en confirmant que le sous-grave reste en retrait face à de bons intra-auriculaires fermés.
Le positionnement du haut-parleur change lui aussi
Le module acoustique est maintenant incliné d’environ 30 degrés afin d’orienter plus directement le son vers le conduit auditif.
Ce détail est important sur un écouteur ouvert. Quelques millimètres ou degrés de différence peuvent modifier sensiblement la quantité de grave reçue par l’oreille.
Shokz utilise toujours sa technologie DirectPitch pour essayer de diriger davantage d’énergie vers l’utilisateur et limiter ce que les personnes à proximité peuvent entendre.
Cela ne rend pas les OpenFit Air 2 privés au sens d’un intra-auriculaire fermé. À volume élevé et dans une pièce silencieuse, une fuite sonore reste possible.
Shokz abandonne le tactile au profit de boutons à pression
L’un des changements les plus pratiques concerne la commande. Les OpenFit Air utilisaient des surfaces tactiles ; les Air 2 adoptent des boutons sensibles à la pression.
Le choix est particulièrement logique sur un produit sportif. De la pluie, des cheveux ou des doigts couverts de transpiration peuvent provoquer de mauvaises détections sur une surface capacitive.
Une pression mécanique fournit également un retour plus clair lorsque l’utilisateur court et ne regarde évidemment pas ses écouteurs.
Les commandes peuvent être personnalisées dans l’application Shokz.
Huit heures par charge, 36 avec le boîtier
Shokz annonce jusqu’à huit heures d’écoute sur une charge et jusqu’à 36 heures au total avec le boîtier.
C’est une progression nette face aux OpenFit Air, limités officiellement à six heures par charge et 28 heures avec leur étui.
Une recharge rapide de dix minutes fournit jusqu’à trois heures de lecture, contre deux heures sur le modèle précédent.
Certaines premières publications consacrées au lancement ont mentionné un total de 50 heures. Les fiches produit actuelles de Shokz en Europe et aux États-Unis indiquent toutefois 36 heures ; c’est donc cette valeur qui doit servir de référence.
Le boîtier devient lui aussi plus compact
L’étui pèse 46,4 g et contient une batterie de 600 mAh. Shokz indique avoir réduit son encombrement par rapport à la première génération.
L’ensemble écouteurs et boîtier reste autour de 61 g.
Le boîtier bénéficie désormais d’une certification IP54 contre IP55 pour les écouteurs eux-mêmes.
Cela protège l’étui des projections et de la poussière, mais pas au même niveau que les écouteurs pendant une séance sportive.
IP55 améliore légèrement la résistance
Les OpenFit Air d’origine étaient certifiés IP54. Les Air 2 passent à IP55.
Ils sont donc davantage protégés contre les projections d’eau et la transpiration, ce qui correspond mieux au positionnement sportif.
Ils ne sont pas conçus pour la natation ni pour être immergés.
Shokz dispose d’autres produits spécifiquement pensés pour cet usage ; ici, la certification vise surtout la pluie et les entraînements où l’on transpire beaucoup.
Bluetooth 6.1, mais toujours SBC et AAC
La connexion passe à Bluetooth 6.1, contre Bluetooth 5.2 sur les OpenFit Air.
Le multipoint permet de rester connecté simultanément à deux appareils, par exemple un ordinateur professionnel et un téléphone.
Fast Pair sur Android et Swift Pair sous Windows simplifient également le premier appairage.
La partie codec reste en revanche très classique : SBC et AAC. Il n’y a pas de LDAC, aptX Adaptive ou codec lossless à haut débit.
Pour des écouteurs ouverts destinés principalement au sport et à l’écoute ambiante, ce choix est cohérent. Le bruit extérieur et les limites acoustiques du format auront souvent plus d’effet sur l’expérience que la différence entre deux codecs Bluetooth modernes.
Quatre microphones et réduction de bruit pour les appels
Chaque paire utilise quatre microphones au total pour les appels, associés à un algorithme de réduction de bruit.
Le traitement cherche à isoler la voix sans réduire les sons extérieurs pour l’utilisateur lui-même.
C’est une distinction importante : les OpenFit Air 2 ne disposent pas d’ANC pour l’écoute musicale.
Le système de suppression du bruit intervient sur la voix transmise à l’interlocuteur, pas pour enfermer le porteur dans une bulle silencieuse.
139 €, soit seulement 30 € au-dessus de la première génération
Les OpenFit Air 2 sont affichés à 139 € sur la boutique française et allemande de Shokz. Le tarif américain est de 129,95 $, tandis que le prix britannique annoncé est de 129 £.
L’ancien OpenFit Air reste commercialisé autour de 109 € sur certains marchés.
L’écart n’achète donc pas un changement complet de concept. Il paie surtout moins de poids, davantage d’autonomie, une meilleure résistance, de nouvelles commandes et le système Bassphere.
Les coloris disponibles sont noir, blanc et Ice Blue.
Le meilleur argument reste celui qu’on oublie après dix minutes
Les OpenFit Air 2 ne gagneront pas une comparaison de sous-grave face à des écouteurs qui bouchent complètement l’oreille. Ils ne peuvent pas non plus supprimer le vacarme d’un train avec de l’ANC puisqu’ils sont précisément conçus pour laisser le monde entrer.
Leur intérêt est ailleurs : rester suffisamment stables et légers pour disparaître presque physiquement pendant une course ou une journée de travail.
À 7,2 g, Shokz pousse ce principe plus loin tout en corrigeant quelques irritants très concrets de la première génération.
Sur un produit destiné à être porté pendant des heures, un gramme et demi de moins et un bouton qui fonctionne avec les doigts mouillés peuvent finalement compter davantage qu’un nouveau codec.