Le principe ressemble immédiatement au panneau Edge de Samsung ou aux anciens boutons d'assistance flottants proposés par plusieurs constructeurs. Quick Ball reste visible au-dessus des applications sous la forme d'un petit onglet que l'on peut déplacer, puis aimanter au bord de l'écran.
Un appui ouvre un menu circulaire. Cinq emplacements peuvent servir à lancer des applications ou des commandes système comme le volume, la luminosité, la capture d'écran ou le verrouillage de l'appareil.
C'est tout. Et c'est justement ce qui fonctionne.
Cinq raccourcis, sans devoir attraper une zone invisible
WhistleOut a retenu Quick Ball parmi ses applications Android de septembre après l'avoir utilisée quotidiennement pendant environ un mois sur un Galaxy Z Fold5. Le média pointe notamment un avantage très concret face au panneau Edge de Samsung : le bouton reste visible et donc beaucoup plus facile à attraper lorsqu'une coque rend les gestes depuis le bord moins précis.
Le menu se ferme avec un bouton dédié plutôt qu'avec un nouveau geste. Sa taille peut être ajustée, sa position verrouillée et certaines applications peuvent être exclues afin que le bouton disparaisse automatiquement lorsqu'il devient gênant.
Les versions récentes ont aussi ajouté davantage de personnalisation. La 5.0.0 d'août a réécrit l'interface avec Jetpack Compose et ajouté de nouveaux raccourcis. La 5.1.0 a apporté des curseurs interactifs de volume et de luminosité. La 5.2.0 ajoute notamment le verrouillage de position, des gestes sur le bouton flottant et une meilleure synchronisation de la lampe torche et de la luminosité.
Le vrai sujet, ce sont les permissions
Une application capable de modifier la luminosité, verrouiller le téléphone ou agir au-dessus des autres applications ne peut pas fonctionner avec des autorisations minimales. Quick Ball demande donc un accès au service d'accessibilité ainsi que la permission de modifier certains réglages système.
Le dépôt officiel mentionne également l'administration de l'appareil pour certaines fonctions de verrouillage. F-Droid répertorie de son côté plusieurs autorisations liées aux commandes que l'application propose, dont l'accès au mode Ne pas déranger et à certains états Wi-Fi ou Bluetooth selon les fonctions utilisées.
Ce n'est pas automatiquement inquiétant. Ce sont précisément des permissions capables d'exécuter les actions que Quick Ball promet. Mais Accessibility reste une autorisation très puissante sous Android : elle ne devrait jamais être accordée machinalement à n'importe quelle application flottante trouvée au hasard.
Le code est public, et le développeur déclare ne collecter aucune donnée
Quick Ball possède ici un avantage appréciable : son code source est publié sur GitHub sous licence GPL-3.0 et l'application est également distribuée par F-Droid. La fiche Google Play indique actuellement plus de 50 000 téléchargements.
Dans la section de sécurité de Google Play, le développeur déclare qu'aucune donnée n'est collectée et qu'aucune donnée n'est partagée avec des tiers. Le dépôt officiel affirme de la même manière que les permissions servent aux fonctions de Quick Ball et non à surveiller ou stocker des informations personnelles.
Il faut garder la formulation exacte en tête : ce sont des déclarations du développeur et de la fiche de sécurité, pas un audit indépendant complet de l'application.
Gratuite, open source et compatible avec de vieux Android
La version 5.2.0 occupe environ 1,5 Mo dans sa distribution F-Droid et reste compatible avec Android 5.0 ou une version plus récente. Elle est disponible gratuitement sur Google Play et F-Droid.
Cette légèreté rend l'application aussi intéressante sur des téléphones plus anciens ou sur un appareil dont certains boutons physiques commencent à fatiguer. Les commentaires visibles sur Google Play montrent d'ailleurs plusieurs utilisateurs détournant Quick Ball précisément pour remplacer des commandes de volume devenues capricieuses.
Sur un Samsung récent, Quick Ball peut surtout être une alternative plus directe à Edge Panel. Sur d'autres Android, c'est une manière d'obtenir une fonction similaire sans attendre que le fabricant décide de l'intégrer.
Cinq raccourcis et un demi-cercle au bord de l'écran. Parfois, une bonne application n'a pas besoin de beaucoup plus.