Sonos a présenté l’Ace Ultra le 1er septembre, avec une commercialisation prévue le 29 septembre. Le casque sera vendu 449 € en France et se place au-dessus de l’Ace, toujours présent au catalogue.

Vu de loin, la recette reste familière : circum-aural Bluetooth, réduction active du bruit, audio spatial, Dolby Atmos et commandes physiques. À l’intérieur, Sonos remplace pourtant une bonne partie de la plateforme audio et surtout la manière dont le casque communique avec le reste de ses produits.

Headphone Linking change beaucoup plus que le Bluetooth

Le Sonos Ace Ultra est le premier casque de la marque construit autour de Headphone Engine 2. Ce nouveau matériel autorise Headphone Linking, proposé au lancement en accès anticipé avec Sonos 27.

Le principe est assez simple à expliquer : le casque peut rejoindre directement le réseau Sonos de la maison. Une pression sur la touche Content Key transfère vers l’Ace Ultra ce qui joue sur un produit compatible. Une nouvelle pression renvoie l’audio vers le système.

Le téléphone n’a même pas besoin de rester à portée pour assurer le transport du flux. Le casque dispose du Wi-Fi précisément pour cette connexion.

Cette fois, le mot Sonos dans le nom du casque devient donc beaucoup plus concret. L’Ace original savait déjà récupérer le son d’une barre de son compatible pour regarder la télévision au casque, mais l’intégration était bien plus limitée. Headphone Linking étend l’idée à la musique et au système Sonos lui-même.

La fonction est encore étiquetée Early Access. Sonos précise qu’elle est facultative, fournie en l’état et susceptible d’évoluer pendant son développement. Après les déboires logiciels traversés par la marque ces dernières années, la prudence est plutôt bienvenue.

Un transducteur de 40 mm entièrement nouveau

Chaque oreillette reçoit un transducteur dynamique de 40 mm conçu par Sonos. La marque promet des graves plus profonds, davantage de détails et une distorsion réduite.

On gardera les superlatifs pour les mesures et les écoutes comparatives. Le changement concret est que Sonos ne se contente pas de reprendre l’acoustique de l’Ace avec un nouveau DSP : le haut-parleur lui-même est différent.

Le casque prend en charge les contenus sans perte par USB-C mais aussi en Bluetooth via Qualcomm aptX sur les appareils compatibles. Le Bluetooth passe en version 6.0, tandis qu’une entrée analogique mini-jack 3,5 mm reste disponible grâce au câble fourni.

Dix microphones pour une ANC qui s’adapte au port du casque

Sonos utilise dix microphones pour la réduction active du bruit, les appels, le mode Aware et TrueCinema. L’entreprise annonce une ANC jusqu’à deux fois plus performante que celle du Sonos Ace.

Le système est adaptatif. Il ajuste son fonctionnement lorsque la position du casque change à cause des mouvements de tête, des lunettes, des cheveux ou d’autres petites fuites acoustiques autour des coussinets.

L’égalisation fonctionne sur le même principe. L’Adaptive EQ corrige dynamiquement la réponse selon le positionnement du casque, tandis que l’application Sonos fournit désormais un égaliseur manuel à trois ou huit bandes.

Sur le papier, cette compensation est plus intéressante qu’un simple mode ANC « fort » supplémentaire. Les performances d’un circum-aural varient réellement quand une branche de lunettes empêche le coussinet de fermer correctement. Reste à mesurer l’efficacité de la correction.

35 heures avec l’ANC activée

La batterie affiche une capacité de 1 060 mAh et Sonos annonce jusqu’à 35 heures d’écoute avec ANC ou mode Aware activé. Trois minutes de recharge peuvent fournir jusqu’à trois heures d’utilisation lorsque la batterie est vide.

Une charge complète peut demander jusqu’à trois heures. Le casque pèse 322 grammes, ce qui ne le classe pas franchement parmi les poids plumes.

La détection de port suspend automatiquement la lecture lorsque le casque est retiré. Le mode Aware dispose aussi d’un Voice Boost destiné à mieux faire ressortir les voix environnantes, tandis que Sidetone réinjecte naturellement sa propre voix pendant un appel lorsque l’ANC est active.

Le home cinéma reste dans l’équation

L’Ace Ultra conserve le transfert du son d’une barre de son Sonos compatible vers le casque, Dolby Atmos compris. TrueCinema adapte ensuite la restitution à la pièce et à la barre de son, avec suivi dynamique des mouvements de la tête.

C’est désormais seulement une partie de l’intégration. Avec Sonos 27, l’Ace Ultra peut aussi diffuser en Wi-Fi depuis des services musicaux lorsque Headphone Linking est actif et être contrôlé depuis l’application Sonos à domicile.

Sonos a même prévu une batterie remplaçable et des coussinets remplaçables. Ce n’est pas le genre de détail qui remplit une keynote, mais sur un casque à 449 € que l’on espère garder plusieurs années, il mérite largement sa ligne.

Sonos vend moins un casque isolé qu’une extension de la maison

L’Ace Ultra coûte 70 € de plus que l’Ace encore affiché à 379 € sur le site français de Sonos. Pour cet écart, on obtient notamment le nouveau transducteur, l’ANC adaptative, davantage d’autonomie et surtout Headphone Engine 2.

C’est cette dernière pièce qui rend le produit beaucoup plus cohérent avec le reste du catalogue. Il reste un casque Bluetooth lorsqu’on sort de chez soi. À la maison, Sonos veut désormais qu’il se comporte comme un autre point d’écoute du réseau.

Les précommandes sont ouvertes et les premières expéditions sont prévues à partir du 29 septembre 2026.