De 8 à 12 Go de RAM sans changer le prix de lancement
Clicks a publié le 18 septembre les caractéristiques définitives de son Communicator. Lors de sa présentation en janvier, le téléphone devait embarquer 8 Go de mémoire vive. La version qui doit entrer en production en proposera finalement 12 Go.
La modification ne sera pas facturée aux personnes ayant déjà réservé l'appareil. Clicks maintient son prix de lancement à 499 dollars jusqu'au 30 septembre.
Le 1er octobre, le prix public conseillé passera à 649 dollars. C'est une hausse suffisamment importante pour que les 150 dollars d'écart deviennent presque aussi intéressants que les quatre gigaoctets de RAM ajoutés.
Les premières expéditions doivent commencer en décembre, après les dernières certifications.
La batterie grandit, mais change surtout de technologie
Clicks avait initialement annoncé une batterie silicium-carbone de 4 000 mAh. Au fil du développement, la capacité prévue était ensuite montée à 4 450 mAh.
La configuration finale sera différente : 4 350 mAh et une chimie lithium-ion traditionnelle. Clicks indique avoir pris cette décision après ses essais de validation afin de privilégier la sécurité, la fiabilité et la durée de vie.
La société annonce plus de 800 cycles de charge pour cette batterie. Elle ne donne pas encore d'estimation définitive de l'autonomie quotidienne.
C'est un compromis assez révélateur. Les batteries enrichies en silicium permettent aux constructeurs chinois d'augmenter très rapidement les capacités à volume comparable, mais une petite entreprise qui lance son premier téléphone n'a pas nécessairement la même tolérance au risque industriel qu'un géant produisant des dizaines de millions d'appareils.
Android 17 sera installé dès la boîte
Le Communicator devait initialement arriver avec Android 16. Son lancement tardif permet finalement à Clicks de passer directement à Android 17.
Le constructeur promet des mises à jour système jusqu'à Android 20 ainsi que cinq années de correctifs de sécurité.
Ce suivi est particulièrement important pour un téléphone qui se présente moins comme un gadget nostalgique que comme un appareil destiné aux messages, aux e-mails et aux comptes professionnels.
Clicks conserve également Android StrongBox dans sa feuille de route matérielle afin de disposer d'un stockage sécurisé compatible avec les mécanismes de protection d'Android.
Le clavier n'est pas seulement là pour faire BlackBerry
Le Communicator place un écran AMOLED de 4,03 pouces à 120 Hz au-dessus d'un clavier physique complet. La surface des touches est tactile : un glissement du doigt sur le clavier peut servir à faire défiler une page, déplacer finement un curseur ou naviguer dans l'interface.
La barre d'espace intègre le lecteur d'empreintes. Un Clicks Key programmable permet de lancer des raccourcis, tandis qu'un Prompt Key peut démarrer la dictée vocale ou donner accès à Gemini.
Une Signal Light personnalisable doit afficher visuellement quel contact ou quelle application demande de l'attention sans obliger à ouvrir immédiatement le téléphone.
Clicks a aussi conservé un véritable interrupteur matériel configurable, présenté comme un Kill Switch permettant de désactiver certaines fonctions selon le réglage choisi.
Un Dimensity 8300 pour un écran de quatre pouces
Le téléphone repose sur le MediaTek MT8883, une plateforme 4 nm dérivée de l'architecture du Dimensity 8300. Clicks ne cherche pas à rivaliser avec les SoC flagship de 2026, mais la puce laisse une marge confortable pour un appareil centré sur les communications.
Les 12 Go de RAM sont associés à 256 Go de stockage interne. Un lecteur microSD permet d'ajouter jusqu'à 2 To supplémentaires, une caractéristique devenue suffisamment rare pour mériter d'être signalée sur un téléphone moderne.
Le petit écran affiche une définition de 1 080 par 1 200 pixels. Cette forme presque carrée est précisément ce qui permet à Clicks de conserver un clavier physique sans transformer l'ensemble en appareil démesurément haut.
170 grammes, mais 12 millimètres d'épaisseur
Le Communicator mesure environ 130,5 par 78,6 mm pour 12 mm d'épaisseur et 170 grammes.
Ce n'est donc pas un téléphone particulièrement fin. Le clavier, la batterie et les mécanismes associés occupent de la place, mais le faible écran permet de maintenir la hauteur sous celle de nombreux smartphones classiques.
Clicks assume d'ailleurs le positionnement : le Communicator peut devenir un téléphone principal, mais près de la moitié des clients interrogés par l'entreprise prévoient plutôt de l'utiliser comme second appareil consacré aux messages et aux appels.
La prise jack et la microSD survivent aussi
La fiche technique rassemble plusieurs éléments devenus inhabituels ensemble : prise casque 3,5 mm, microSD, nano-SIM physique et eSIM, NFC, Wi-Fi 6 et sortie vidéo par USB-C.
Le boîtier arrière interchangeable intègre un système magnétique et permet une recharge sans fil jusqu'à 15 W. Clicks prévoit plusieurs finitions ainsi que des versions en cuir saffiano.
La caméra principale affiche 50 mégapixels avec stabilisation optique. La caméra avant atteint 24 mégapixels. Clicks ne cherche manifestement pas à transformer cet appareil en photophone : l'objectif principal reste de communiquer.
Clicks construit déjà les services autour du téléphone
La mise à jour du matériel s'accompagne d'un petit écosystème. Clicks lance notamment Clicks Mobile, un service eSIM disponible d'abord aux États-Unis et au Royaume-Uni.
L'entreprise propose également Clicks Care, une couverture contre les dommages accidentels, ainsi que des accessoires conçus avec dbrand : coque MNML et protection d'écran Prism.
Cette partie est presque aussi importante que la fiche technique pour une société qui passe du statut de fabricant d'accessoires à celui de constructeur de téléphones. Produire un appareil Android est une chose ; organiser les réparations, les lignes mobiles, les accessoires et plusieurs années de mises à jour en est une autre.
Le plus surprenant reste qu'il n'essaie pas d'être un smartphone normal
À 649 dollars après le 30 septembre, le Communicator ne pourra pas se défendre uniquement sur la quantité de RAM ou la puissance de son processeur. Des smartphones tactiles conventionnels proposent davantage de performances, de caméra ou d'écran à ce tarif.
Clicks vend autre chose : un écran volontairement petit, un clavier physique et une interface organisée autour des conversations plutôt qu'autour du défilement de contenus.
Le passage à 12 Go et Android 17 rend la proposition techniquement plus confortable. Le vrai test commencera en décembre : savoir si suffisamment d'utilisateurs veulent réellement revenir à un téléphone conçu d'abord pour écrire plutôt que pour regarder.