Trois tailles pour éviter de faire une seule enceinte à tout faire
Hisense découpe assez simplement sa nouvelle gamme. FlexBoom est le modèle compact, WeBoom occupe le milieu et VoyageBoom se rapproche davantage d’une petite enceinte de soirée transportable.
En France, le constructeur annonce des puissances maximales respectives de 80 W, 140 W et 360 W. Les tarifs indicatifs sont fixés à 99 €, 149 € et 299 €.
Il faut faire attention à la manière dont ces chiffres sont présentés. Certaines publications américaines citent 40, 70 et 180 W, soit exactement la moitié des valeurs mises en avant par Hisense France. Il s’agit vraisemblablement de deux conventions différentes entre puissance nominale et puissance maximale.
Comparer une enceinte uniquement sur le plus gros nombre de watts serait donc particulièrement trompeur ici.
FlexBoom reste la version réellement portable
La FlexBoom vise le déplacement quotidien plutôt que la fête complète. Hisense France annonce 80 W de puissance maximale, deux haut-parleurs et jusqu’à 20 heures d’autonomie.
Une recharge de dix minutes peut apporter environ deux heures d’écoute supplémentaires selon le constructeur.
Elle bénéficie d’une certification IP67, ce qui signifie une protection complète contre la poussière et une résistance à une immersion temporaire dans les conditions prévues par la norme.
Auracast permet également de diffuser le même programme vers plusieurs enceintes compatibles. C’est probablement la fonction la plus intéressante de toute la gamme lorsque plusieurs personnes veulent couvrir un espace plus large sans bricoler une chaîne Bluetooth propriétaire.
WeBoom ajoute de la batterie, des lumières et davantage de grave
La WeBoom passe à 140 W de puissance maximale dans la communication française et ajoute une architecture plus orientée grave.
Hisense évoque deux haut-parleurs, un woofer et des radiateurs passifs. Les fiches régionales ne décrivent pas toujours exactement les transducteurs avec les mêmes termes, mais toutes présentent clairement la WeBoom comme le modèle intermédiaire conçu pour déplacer davantage d’air.
L’autonomie annoncée monte à 24 heures. Une recharge rapide de dix minutes est donnée pour environ deux heures supplémentaires, tandis qu’une recharge complète prend autour de trois heures et demie dans les conditions de test de la marque.
La batterie peut aussi alimenter un téléphone ou une tablette par USB. C’est un usage beaucoup plus convaincant sur une enceinte de cette taille que sur une petite enceinte dont chaque pourcentage de batterie compte.
L’éclairage passe par ConnectLife
WeBoom introduit également des effets lumineux synchronisés avec la musique.
Leur personnalisation passe par ConnectLife, l’application que Hisense utilise déjà pour plusieurs catégories d’appareils connectés.
L’intégration est stratégique autant que pratique. Hisense ne cherche pas seulement à vendre trois enceintes isolées ; il tente progressivement de raccrocher son audio portable au même logiciel que le reste de son écosystème.
L’application permet aussi de modifier certains paramètres sonores et modes d’égalisation.
VoyageBoom pousse le concept beaucoup plus loin
La VoyageBoom est nettement moins discrète. Hisense France annonce une puissance maximale de 360 W, avec deux haut-parleurs, un woofer et un subwoofer.
La fiche allemande du constructeur précise un caisson interne d’environ 7,4 x 4,5 pouces et un système de Bass Boost à deux niveaux.
L’enceinte atteint environ 6,5 kg. Elle reste transportable grâce à sa poignée, mais nous ne sommes plus vraiment dans la catégorie que l’on glisse au hasard dans un sac.
Son autonomie atteint elle aussi jusqu’à 24 heures selon Hisense.
Elle fonctionne sur batterie, mais profite aussi du secteur
La puissance maximale de VoyageBoom doit également être replacée dans son contexte d’alimentation.
Hisense indique une alimentation secteur en plus de la batterie, et sa communication allemande associe explicitement les 360 W au fonctionnement AC.
Il ne faut donc pas supposer que l’enceinte délivre exactement la même puissance maximale lorsqu’elle fonctionne uniquement sur sa batterie.
C’est un fonctionnement courant sur les enceintes de soirée : elles privilégient l’autonomie en déplacement et libèrent davantage de marge lorsqu’elles sont branchées.
Une entrée guitare rapproche VoyageBoom d’une enceinte de fête
VoyageBoom ajoute une entrée pour microphone ou guitare, en plus d’une entrée audio analogique.
Cela élargit fortement son usage par rapport à une enceinte Bluetooth classique. Karaoké, petite prestation ou accompagnement musical deviennent possibles sans matériel audio supplémentaire très complexe.
La batterie peut également servir de powerbank et les effets lumineux sont contrôlables dans ConnectLife.
Hisense ajoute même un mode Campfire Glow destiné à produire une ambiance lumineuse plus douce qu’un classique spectacle de LED multicolores.
IP67 sur les trois modèles est plus utile que les effets lumineux
FlexBoom, WeBoom et VoyageBoom sont toutes annoncées avec une protection IP67.
Pour une gamme conçue autour du jardin, de la plage et des déplacements, c’est probablement l’une des caractéristiques les plus importantes.
Une enceinte portable finit beaucoup plus facilement à côté d’une piscine, sous une pluie soudaine ou dans le sable qu’un système hi-fi de salon.
Il faut néanmoins rappeler qu’une certification de laboratoire n’est pas une invitation à faire fonctionner volontairement l’enceinte sous l’eau.
Auracast évite à Hisense d’enfermer le multi-enceinte dans sa propre marque
Les trois produits prennent en charge Auracast, la technologie de diffusion issue du Bluetooth LE Audio.
L’intérêt est de pouvoir transmettre un même flux vers plusieurs appareils compatibles sans dépendre exclusivement d’un protocole propriétaire Hisense.
La marque propose également le traditionnel appairage TWS sur certains modèles pour créer une paire stéréo.
À long terme, Auracast est plus intéressant : si l’écosystème se généralise, l’utilisateur pourra mélanger davantage d’appareils compatibles au lieu de devoir acheter systématiquement deux enceintes identiques.
Hisense veut aussi connecter ses enceintes à ses projecteurs
La WeBoom dispose d’un mode Movie Night que Hisense présente comme une connexion simplifiée à ses projecteurs avec synchronisation audio.
L’idée montre où la marque veut aller. Hisense vend déjà beaucoup d’écrans et de projecteurs ; l’enceinte Bluetooth peut devenir une extension de ce parc plutôt qu’un produit totalement indépendant.
Ce n’est pas un remplacement évident pour une véritable barre de son ou un système multicanal, mais dans une installation de projection temporaire ou extérieure, une enceinte portable peut être beaucoup plus pratique.
Le vrai adversaire s’appelle JBL, pas la barre de son du salon
Hisense arrive cependant dans l’une des catégories audio les plus encombrées. JBL possède une gamme extrêmement large, Sony couvre plusieurs formats, Ultimate Ears a construit sa réputation sur les enceintes résistantes et LG pousse lui aussi fortement sa famille Xboom.
La fiche de caractéristiques ne suffit pas à départager ces produits. À volume élevé, la compression dynamique, la distorsion et la manière dont les DSP réduisent progressivement le grave ont beaucoup plus d’importance que la puissance maximale imprimée sur la boîte.
Même chose pour les 20 ou 24 heures d’autonomie : elles varieront fortement selon le volume, le Bass Boost, les lumières et l’utilisation de la fonction powerbank.
Hisense a néanmoins évité une entrée timide. À 99 €, la FlexBoom attaque le volume ; à 299 €, VoyageBoom possède assez de fonctions pour viser la fête et pas seulement la musique d’appoint.
L’audio devient une vraie branche de l’écosystème Hisense
Cette gamme est surtout intéressante lorsqu’on la replace à côté des autres annonces de la marque.
Hisense multiplie les barres de son, renforce l’audio intégré de ses téléviseurs et projecteurs, et utilise désormais ConnectLife jusque dans ses enceintes portables.
Le fabricant ne se contente donc plus de considérer le son comme un accessoire vendu à côté de l’image.
Reste maintenant la partie la plus difficile : faire sonner une enceinte à 99 ou 299 euros suffisamment bien pour que le logo Hisense compte autant sur une grille acoustique que sur un téléviseur.