DJI a lancé mondialement la gamme ROMO 2 le 3 septembre, juste avant l’ouverture publique de l’IFA Berlin. Deux modèles sont annoncés en Europe : le ROMO P2, avec sa station transparente, et le ROMO A2, dont la station adopte une coque blanche opaque.
Les fonctions essentielles restent identiques entre les deux versions. DJI demande 1 299 euros pour le P2 et 1 199 euros pour l’A2.
36 000 Pa, mais uniquement dans des conditions bien précises
DJI annonce une aspiration maximale de 36 000 Pa. Sur tapis, une plaque descend sous le robot afin de créer une sorte de semi-étanchéité avec le sol et d’augmenter la pression disponible pour extraire les poussières.
Ce chiffre est mesuré en laboratoire par DJI et correspond à la pression maximale du ventilateur. Il ne constitue pas une mesure indépendante des performances réelles de ramassage.
La première génération ROMO était annoncée à 25 000 Pa. Le saut est donc important sur la fiche technique.
Le bras de nettoyage pivote jusqu’à 123°
Le ROMO 2 utilise un bras robotisé capable de s’écarter jusqu’à un angle de 123°. Un LiDAR placé sur le côté participe au contrôle de son mouvement pour suivre des murs, des pieds de meubles et des contours irréguliers.
DJI annonce 7,8 cm de portée supplémentaire par rapport à la génération précédente.
L’objectif est surtout de réduire les bandes non nettoyées lorsque le châssis rond ne peut pas s’approcher suffisamment d’une plinthe ou d’un meuble.
Les roues deviennent presque des jambes
Le changement visuellement le plus amusant se trouve sous le robot. Le ROMO 2 peut relever son châssis afin de franchir certains obstacles.
DJI annonce jusqu’à 4 cm pour un obstacle simple et jusqu’à 8,5 cm pour un obstacle composé de deux niveaux successifs.
Le chiffre de 8,5 cm demande donc une précision importante : il ne signifie pas que le robot grimpe verticalement une marche unique de cette hauteur. Dans le protocole de DJI, le premier niveau mesure au maximum 4 cm et le second jusqu’à 4,5 cm, avec une géométrie définie.
Un test publié en Chine avant le lancement européen a néanmoins montré le ROMO 2 franchissant un seuil supérieur à 5 cm dans un appartement.
DJI remet ses capteurs de drone au niveau du sol
La perception combine un LiDAR 3D ToF frontal, deux caméras fisheye et un second système ToF latéral.
DJI parle de détection au millimètre et d’un système capable de généraliser à partir des obstacles déjà rencontrés. Le robot utilise également un éclairage intégré pour faire ressortir la poussière devant lui.
Le constructeur précise que la perception dépend toujours de l’environnement. Les surfaces très réfléchissantes, les objets transparents et une luminosité trop faible peuvent dégrader certaines fonctions.
Il essaie de comprendre ce qu’il est en train de nettoyer
L’algorithme distingue plusieurs situations afin de modifier son comportement. Sur un tapis, il peut augmenter automatiquement l’aspiration. Devant certains débris susceptibles d’être dispersés, il adapte sa vitesse.
Le système peut également reconnaître un liquide renversé avec ses caméras et modifier sa trajectoire pour éviter de l’étaler avant le lavage.
DJI conditionne cette détection à un éclairage d’au moins 0,1 lux et à des surfaces suffisamment texturées. Les liquides totalement transparents restent un cas plus difficile.
Le robot peut toujours voir et entendre l’intérieur du logement
Le ROMO 2 possède une caméra et un microphone. L’application DJI Home permet notamment d’utiliser le robot pour des appels vidéo et vocaux à distance.
Ces fonctions posent une question assez évidente lorsqu’un appareil autonome cartographie quotidiennement l’intérieur d’un domicile.
La première génération ROMO a d’ailleurs été touchée par une vulnérabilité de sécurité qui pouvait permettre un accès non autorisé aux flux caméra et à certaines informations de cartographie. DJI indique avoir corrigé le problème.
Le Local Data Mode arrivera plus tard
DJI prépare désormais un Local Data Mode. Une fois activé, le constructeur indique que le ROMO pourra traiter localement ses données sans envoyer vidéo ou données cartographiques en ligne.
La caméra et le microphone peuvent également être désactivés depuis l’application, et les données personnelles enregistrées peuvent être supprimées.
Mais le Local Data Mode n’est pas disponible au lancement. DJI annonce son arrivée au quatrième trimestre 2026 pour le ROMO 2.
Le Trust Center de la marque le présente encore explicitement comme « Coming Soon ».
La station promet un an sans nettoyer son plateau
La nouvelle station utilise de l’eau chaude jusqu’à 80 °C, quatre jets haute pression et une ouverture d’aspiration de 16 mm pour évacuer les saletés après le nettoyage des serpillières.
DJI annonce jusqu’à 365 jours sans entretien. Là encore, le détail compte : cette promesse concerne le plateau de lavage de la station. Elle n’inclut évidemment pas le remplissage des réservoirs ni le remplacement des consommables.
Le robot peut fonctionner environ trois heures en mode aspiration silencieuse dans le scénario de laboratoire du constructeur, avec environ 178 m² couverts et encore 12 % de batterie.
85 % de bruit en moins ne signifie pas 85 % de décibels en moins
DJI revendique une réduction de 85 % de l’énergie acoustique par rapport au ROMO précédent.
Le constructeur annonce environ 54 dBA en aspiration et lavage. Le chiffre de 85 % porte donc sur l’énergie acoustique mesurée dans ses laboratoires, pas sur une diminution de 85 % du nombre de décibels affichés.
La station fonctionne autour de 40 dBA pendant le séchage selon DJI.
Le P2 coûte 600 euros de moins que le premier ROMO P au lancement
Le ROMO P2 est annoncé à 1 299 euros contre 1 899 euros pour le ROMO P de première génération lors de son lancement européen.
Le ROMO A2 démarre à 1 199 euros, tandis que le bundle Clean More est annoncé à partir de 1 349 euros.
Des revendeurs français référencent déjà le P2 autour de 1 299 euros pour septembre.
Le mode local complet arrivera, lui, au quatrième trimestre.