No Man’s Sky 7.0 est disponible depuis le 9 septembre.

Cosmos touche un domaine que Hello Games avait étonnamment peu refondu en dix ans : l’espace entre ses planètes.

La mise à jour est simultanément proposée sur PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X|S, Switch, Switch 2, Mac, PSVR, PSVR2 et PC VR, ainsi que via Game Pass.

Une nouvelle couche procédurale doit maintenant exister autour des planètes

No Man’s Sky génère depuis toujours ses systèmes stellaires et leurs mondes, mais Cosmos ajoute beaucoup plus de contenu intermédiaire autour d’eux.

Une carte dédiée révèle désormais des points d’intérêt spatiaux : épaves, avant-postes, installations biologiquement contaminées et autres activités.

Techniquement, cela signifie surtout que l’espace doit conserver suffisamment de structure pour accueillir des objectifs, des activités économiques et des constructions persistantes tout en restant compatible avec la logique procédurale du reste de l’univers.

Les épaves exploitent des systèmes déjà introduits ailleurs

L’une des bonnes idées de Cosmos consiste à réutiliser des mécaniques récentes au lieu de créer chaque activité dans son propre silo.

Le pistolet gravitationnel peut arracher des morceaux aux grandes épaves spatiales.

Ces fragments sont ensuite récupérés avec un rayon tracteur monté sur le vaisseau.

La structure peut également entrer en fusion si le joueur pousse trop loin le démontage.

Le résultat relie physique, pilotage, scan et économie de ressources dans une même activité.

La construction devient réellement tridimensionnelle

La base traditionnelle de No Man’s Sky possédait toujours une référence évidente : le terrain.

Cosmos supprime cette contrainte pour certaines constructions.

Des modules peuvent être assemblés directement dans l’espace, tandis que certains astéroïdes géants servent aussi de fondation.

Ce changement oblige les outils de construction à fonctionner dans un environnement où le joueur ne peut plus compter sur un sol, une orientation naturelle ou un horizon stable.

La première correction Cosmos 7.01 publiée sur Steam le 10 septembre donne déjà un aperçu de cette complexité : Hello Games y corrige notamment plusieurs problèmes de géométrie liés aux nouvelles pièces de base.

Les stations deviennent des objets persistants personnalisables

Cosmos autorise l’achat d’une station spatiale puis sa décoration intérieure et extérieure.

Ce n’est pas seulement un nouveau menu immobilier.

Une station doit désormais conserver les choix de son propriétaire tout en continuant à remplir ses fonctions de lieu public et en accueillant éventuellement d’autres joueurs.

Le patch 7.01 corrige d’ailleurs déjà un bug capable de faire disparaître certains éléments décoratifs dans les stations contrôlées par les Korvax, ainsi que plusieurs problèmes de décoration en VR.

Les premiers correctifs montrent donc très concrètement où la nouvelle complexité se concentre.

Les alliances ajoutent une couche sociale persistante

Les joueurs peuvent créer une alliance autour de leur station puis développer un réseau avec d’autres membres.

Hello Games ajoute des classements permettant de comparer ces structures selon leur taille, leur richesse ou leur importance.

Le système formalise quelque chose qui existait jusque-là principalement en dehors du logiciel : les communautés de No Man’s Sky créaient déjà des civilisations et territoires virtuels à travers leurs propres outils.

Cosmos doit maintenant enregistrer une partie de ces relations comme données de jeu.

Maintenir autant de plateformes devient presque une fonctionnalité

No Man’s Sky n’est plus un projet pensé pour une seule génération de machines.

Il doit continuer à évoluer sur du matériel allant de consoles lancées en 2013 aux machines actuelles, en passant par deux générations de Switch, le Mac et plusieurs environnements de réalité virtuelle.

Chaque gros changement doit donc être suffisamment flexible pour traverser des budgets CPU, GPU et mémoire très différents.

Cosmos n’abandonne pourtant aucune des plateformes listées par Hello Games pour cette mise à jour.

Le patch 7.01 est arrivé en vingt-quatre heures

Cette largeur de support ne signifie évidemment pas que la mise à jour soit sortie sans défaut.

Le 10 septembre, Hello Games a déjà publié Cosmos 7.01 sur Steam, avec déploiement sur les autres plateformes annoncé ensuite.

La liste corrige des problèmes de géométrie, des éléments de station manquants, des contrôles VR et même un objet spatial qui pouvait apparaître 600 fois plus petit que prévu.

Un live game de cette taille n’évite pas la dette technique. Il l’absorbe par itérations très rapides.

La vraie longévité vient de l’architecture, pas seulement du contenu

Plus de 40 mises à jour majeures ont été publiées depuis 2016.

La nouvelle expédition anniversaire les revisite comme une chronologie jouable, mais leur accumulation révèle surtout une propriété plus intéressante du moteur et des outils de Hello Games.

No Man’s Sky accepte encore de nouvelles couches structurelles dix ans après sa conception initiale.

Cosmos ne pose pas simplement de nouveaux objets dans un univers ancien. Il change ce que le jeu considère comme un lieu habitable, un espace constructible et une communauté persistante.

Après une décennie, cette capacité à continuer de modifier la définition même du monde est probablement la technologie la plus importante de No Man’s Sky.