Bose a présenté le 17 septembre ses Ultra Open Earbuds de deuxième génération, un peu plus de deux ans après l’arrivée du premier modèle.

Le prix reste fixé à 299 dollars aux États-Unis. Les précommandes ouvrent le 19 septembre et la commercialisation est prévue pour le 1er octobre.

Black et White Smoke composent la gamme permanente, accompagnés de plusieurs coloris en édition limitée, dont Cherry Chocolate, Olive Green et Sky Pink selon les marchés.

Le principe reste volontairement à l’opposé d’un écouteur intra-auriculaire

Les Ultra Open ne viennent pas se loger dans le conduit auditif.

Leur structure en forme de manchette se fixe autour de l’oreille tandis que le transducteur reste à proximité de l’entrée du conduit.

Bose utilise ensuite sa technologie OpenAudio pour diriger le son vers l’oreille tout en essayant de limiter ce qui s’échappe vers les personnes situées autour.

Le conduit reste physiquement ouvert.

Un klaxon, une conversation, une annonce de gare ou le bruit de la circulation continuent donc d’arriver naturellement jusqu’au tympan, sans passer par un mode transparence électronique.

Il n’y a toujours pas d’ANC, et ce n’est pas un oubli

Bose confirme que les Ultra Open Earbuds 2 ne proposent aucune réduction active du bruit.

L’ANC serait en contradiction directe avec leur raison d’être.

Un écouteur fermé essaie d’isoler acoustiquement le conduit, puis utilise microphones et traitement numérique pour réduire encore une partie du bruit externe.

L’Ultra Open fait exactement l’inverse : il conserve une fuite acoustique volontaire entre le monde extérieur et l’oreille.

Même un excellent algorithme de réduction de bruit ne pourrait compenser le fait que le bruit ambiant atteint directement le tympan sans traverser l’écouteur.

Pour un avion ou un métro très bruyant, un modèle QuietComfort reste donc beaucoup plus logique.

Les Ultra Open sont destinés aux situations où entendre l’environnement est une fonction plutôt qu’un défaut.

Bose a surtout retravaillé le problème du grave

Une architecture ouverte possède un handicap physique évident dans les basses fréquences.

Un intra-auriculaire peut créer un volume acoustique relativement fermé entre son transducteur et le tympan.

L’Ultra Open doit produire le même type de sensation à distance, avec beaucoup moins de contrôle sur l’air déplacé autour de l’oreille.

Bose annonce donc un transducteur nouvellement développé pour cette deuxième génération.

Le constructeur revendique un grave plus profond et plus raffiné ainsi qu’un niveau de volume maximal supérieur au premier modèle.

Ce sont pour l’instant des affirmations constructeur. Des mesures indépendantes seront nécessaires pour déterminer jusqu’où le nouveau réglage améliore réellement l’extension dans le grave sans simplement accentuer certaines fréquences supérieures.

Plus de volume est particulièrement important sur un produit qui laisse entrer tout le bruit extérieur

Sur des écouteurs fermés, augmenter le volume peut être un choix personnel.

Sur un modèle ouvert, cela devient parfois la seule manière de conserver une musique audible lorsque l’environnement monte lui aussi en niveau.

C’est précisément ce qui rend ce type de produit difficile à optimiser.

Le transducteur doit être capable de fournir suffisamment de pression acoustique tout en évitant de transformer l’écouteur en petit haut-parleur audible par les voisins.

Bose continue de présenter OpenAudio comme une architecture capable de concentrer l’essentiel du son vers l’utilisateur.

La société reconnaît toutefois qu’à très fort volume dans un environnement silencieux, une personne très proche peut percevoir le son.

Auto Volume tente de suivre automatiquement le niveau du monde extérieur

Le deuxième outil employé par Bose est logiciel.

Auto Volume modifie le niveau de lecture lorsque le bruit environnant change.

Quitter un bureau calme pour une rue chargée peut donc provoquer une augmentation automatique du volume, avant une réduction lorsque le bruit retombe.

L’idée est cohérente avec l’open-ear : puisque l’écouteur ne peut pas faire disparaître son environnement, il adapte sa propre sortie à celui-ci.

Le réglage reste contrôlable dans l’application Bose.

L’autonomie passe enfin de sept à neuf heures

La première génération était annoncée à sept heures d’écoute standard.

Bose porte cette valeur à neuf heures sur la nouvelle version, selon ses propres tests réalisés à 75 dBA.

Le gain est appréciable pour un produit conçu pour être laissé sur les oreilles pendant de longues périodes.

Il faut toutefois regarder les modes activés.

Avec Immersive Audio ou Auto Volume, Bose annonce jusqu’à cinq heures.

Lorsque les deux fonctions sont utilisées simultanément, le chiffre descend à quatre heures.

L’électronique de traitement peut donc diviser par plus de deux l’avantage apparent de la fiche technique dans la configuration la plus complète.

Le boîtier conserve 19,5 heures supplémentaires

Le boîtier fournit jusqu’à 19,5 heures supplémentaires en utilisation standard.

Avec Immersive Audio ou Auto Volume, la réserve supplémentaire tombe à environ onze heures, puis 8,5 heures lorsque les deux sont actifs.

Bose conserve également une charge rapide : dix minutes dans un boîtier chargé peuvent redonner jusqu’à deux heures de lecture dans les conditions définies par le fabricant.

La recharge des écouteurs eux-mêmes est annoncée à environ une heure.

Le boîtier gagne enfin la recharge sans fil

C’était une absence difficile à justifier sur un produit vendu 299 dollars.

La deuxième génération peut désormais être posée sur un chargeur sans fil compatible, en plus de la recharge USB-C.

Bose a également redessiné le boîtier pour qu’il puisse tenir verticalement et le décrit comme plus robuste.

Les écouteurs restent certifiés IPX4 contre les éclaboussures et la transpiration.

Ils ne deviennent donc pas des écouteurs destinés à l’immersion, contrairement à certains modèles sportifs offrant des indices de protection plus élevés.

La conversation téléphonique était un autre point difficile pour l’open-ear

Un appareil qui laisse entrer davantage de son ambiant doit également empêcher ce même environnement de contaminer le microphone lors d’un appel.

Bose introduit pour cela SpeechClarity.

Chaque écouteur associe un microphone dédié et une unité de captation de voix, puis utilise un traitement que Bose décrit comme amélioré par IA pour isoler la parole du bruit de fond.

L’objectif n’est pas uniquement d’éliminer le bruit.

Bose affirme chercher à préserver le timbre et l’expression naturelle de la voix afin d’éviter le rendu métallique ou haché que produisent certains systèmes de suppression agressive.

L’efficacité réelle dans le vent ou une rue très dense devra être comparée à celle des meilleurs intra-auriculaires fermés.

Cinema Mode vise les vidéos plutôt que la musique

Les Ultra Open de première génération disposaient déjà de Bose Immersive Audio.

La deuxième génération ajoute Cinema Mode.

Cette fonction utilise la technologie TrueSpatial de Bose pour élargir la scène sonore tout en maintenant les dialogues au centre.

Bose la destine aux films, séries, vidéos et podcasts, sans nécessiter un format audio particulier fourni par la source.

Le traitement spatial est donc réalisé par les écouteurs à partir du contenu reçu, plutôt que réservé à une piste spécialement encodée.

Bose conserve parallèlement un mode Immersion davantage orienté vers la musique.

Le son spatial a un intérêt particulier avec des écouteurs qui ne donnent déjà pas la sensation d’être dans le conduit

L’un des effets d’un intra-auriculaire classique est de placer la scène sonore très directement dans la tête.

La géométrie ouverte de Bose produit déjà une perception différente puisque le transducteur n’est pas enfermé dans l’oreille.

TrueSpatial essaie d’aller plus loin en reconstruisant une scène qui paraît située davantage devant l’utilisateur.

Le mode Cinema exploite cette logique pour garder les voix ancrées au centre pendant que les autres éléments peuvent occuper un espace plus large.

La contrepartie est visible dans l’autonomie : l’activation des traitements spatiaux réduit sensiblement le temps d’écoute.

Bluetooth 5.4, multipoint et aptX Adaptive

Les écouteurs passent à Bluetooth 5.4.

Ils peuvent rester connectés simultanément à deux appareils grâce au multipoint et prennent en charge SBC et AAC.

Bose ajoute également Snapdragon Sound et aptX Adaptive sur les appareils Android compatibles.

aptX Adaptive peut adapter dynamiquement son débit et vise à concilier qualité, stabilité de connexion et latence.

La fonction dépend cependant du téléphone source : un iPhone utilisera AAC et ne profitera pas de cette partie de la pile Qualcomm.

Google Fast Pair est également pris en charge sur Android.

Une mise à jour ultérieure doit encore ajouter plusieurs fonctions

Bose annonce qu’une mise à jour firmware postérieure au lancement doit ajouter Google Find Hub, Alexa+ et un raccourci Apple Music.

Ces éléments ne doivent donc pas être considérés comme nécessairement présents dès le premier jour.

Les raccourcis existants peuvent déjà être configurés dans l’application Bose pour Spotify Tap, l’assistant vocal du téléphone ou les modes Immersive Audio.

L’application conserve aussi un égaliseur trois bandes, la gestion du multipoint et le contrôle d’Auto Volume.

Le design change peu parce que Bose considère visiblement avoir trouvé sa forme

La silhouette générale reste celle de la première génération.

Une partie de l’écouteur se trouve devant l’oreille et contient le transducteur, tandis que l’autre vient derrière. Une zone flexible les relie et maintient l’ensemble autour du cartilage.

La deuxième génération adopte un joint flexible simplifié et une finition métallique biseautée plus visible.

Bose ne promet pas une nouvelle méthode de port.

Le constructeur affine surtout une géométrie dont l’intérêt principal est précisément d’éviter embouts, crochets entourant toute l’oreille et pression dans le conduit.

Le produit continue d’échanger isolation contre présence permanente

À 299 dollars, les Ultra Open Earbuds 2 se retrouvent dans la même zone tarifaire que certains des meilleurs écouteurs à réduction de bruit.

La comparaison purement fonctionnelle peut donc paraître sévère : pas d’ANC, moins d’isolation passive et une restitution du grave physiquement plus difficile à contrôler.

Mais Bose ne cherche pas à reproduire le même usage.

Le produit vise plutôt les personnes qui retireraient régulièrement leurs écouteurs fermés pour parler, traverser une rue, travailler avec des collègues ou rester attentives à leur environnement.

L’écoute devient une couche permanente ajoutée à ce qui se passe autour, plutôt qu’un espace acoustique séparé.

Cette deuxième génération est finalement une liste de corrections très ciblées

Bose n’a pas tenté de résoudre la contradiction fondamentale de l’open-ear, puisqu’elle constitue également son principal intérêt.

Le monde extérieur restera audible et pourra toujours couvrir une partie de la musique.

Le fabricant s’attaque plutôt à ce qu’il peut améliorer sans refermer l’oreille : un transducteur plus capable dans le grave, davantage de réserve de volume, une autonomie supérieure, une meilleure captation de voix, la recharge sans fil et un traitement spatial élargi aux vidéos.

Le résultat ne transforme pas les Ultra Open en concurrents directs des QuietComfort Ultra.

Il rend simplement le compromis beaucoup plus cohérent qu’au lancement de la première génération.