Une batterie externe de 10 000 mAh avec un écran et une sortie USB-C de 60 W n'a plus grand-chose d'exotique en 2026. Ce qui distingue le nouveau modèle de Belkin se trouve derrière la coque.

La marque remplace les cellules lithium-ion classiques à électrolyte liquide par sa technologie BoostSolid, qualifiée de semi-solide. Belkin décrit une structure interne utilisant une couche de type gel afin d'améliorer la densité énergétique, la stabilité thermique et surtout la tenue dans le temps.

Plus de 80 % de capacité après 1 000 cycles

Le chiffre mis en avant par Belkin est assez parlant : la batterie conserverait plus de 80 % de sa capacité après plus de 1 000 cycles complets de charge. La marque présente cela comme une durée de vie jusqu'à trois fois supérieure à celle de cellules liquides traditionnelles.

Ce sont des mesures internes. Belkin estime aussi qu'un cycle complet tous les deux jours correspondrait à environ cinq années d'utilisation. Il faudra donc attendre longtemps avant que cette promesse puisse être vérifiée en conditions réelles, ce qui est presque le problème idéal pour une batterie censée mieux vieillir.

L'intérêt est néanmoins évident. Les power banks sont des produits que l'on remplace rarement parce qu'ils sont devenus trop lents ; ils finissent surtout par stocker beaucoup moins d'énergie qu'au premier jour.

10 000 mAh dans un boîtier 27 % plus compact

La densité énergétique plus élevée permet aussi de réduire le volume. Belkin annonce un boîtier 27 % plus compact qu'une batterie externe 10 000 mAh de 45 W utilisée comme référence par la marque.

Le châssis mesure environ 109,5 x 73 x 14,5 mm. Pas besoin d'un design spectaculaire : l'intérêt d'une batterie externe plus dense se constate surtout quand elle partage déjà une poche avec un téléphone, un câble et probablement trop d'autres accessoires.

Le modèle existe en noir et en sable. Un petit écran couleur de 0,96 pouce affiche le niveau de charge, la puissance délivrée, la température ainsi que l'état de santé de la batterie.

60 W sur un port, beaucoup moins à trois

Deux ports USB-C et un USB-A sont disponibles. Utilisé seul, chacun des deux USB-C peut monter jusqu'à 60 W, suffisamment pour de nombreux ultrabooks en plus des smartphones et tablettes. L'USB-A plafonne à 22,5 W.

Dès que plusieurs appareils sont branchés, la puissance est partagée. La documentation technique de Belkin annonce jusqu'à 30 W au total avec deux ou trois sorties simultanées. La recharge de la batterie elle-même monte à 40 W et la fonction pass-through est limitée à 15 W.

Les protocoles PD, PPS, AVS et UFCS sont pris en charge. Belkin annonce également qu'un iPhone 17 Pro peut passer de 0 à 50 % en environ 24 minutes dans ses tests internes.

La gestion thermique devient une fonction visible

La technologie semi-solide est également présentée comme moins sensible aux phénomènes de gonflement, de surchauffe et d'emballement thermique. Il ne faut pas traduire cela par « impossible à faire chauffer » : la batterie possède toujours un système de protection et surveille sa température.

Belkin indique d'ailleurs que deux puces contrôlent cette température quatre fois par seconde. L'écran peut afficher directement son état thermique et le système réduit la vitesse de charge lorsque cela devient nécessaire.

C'est moins spectaculaire qu'une micropompe transparente, mais beaucoup plus intéressant sur plusieurs années.

79,99 euros pour le modèle 10 000 mAh

L'UltraCharge Pro 10K BoostSolid est annoncé à 79,99 euros en Europe et 89,99 dollars aux États-Unis. Sa disponibilité débute en septembre via Belkin et plusieurs revendeurs sélectionnés.

Une version magnétique de 5 000 mAh accompagne le modèle 10K. Elle utilise la même famille de cellules, ne mesure que 8,8 mm d'épaisseur et propose une recharge Qi2 15 W ainsi qu'un port USB-C de 22,5 W. Son prix européen est de 64,99 euros.

Ce petit modèle est peut-être le meilleur exemple de l'intérêt de la technologie : Belkin annonce un boîtier jusqu'à 40 % plus fin que des batteries 5 000 mAh comparables.

Après plusieurs années passées à augmenter la puissance de charge, les fabricants commencent donc à se battre sur quelque chose de moins visible : combien de temps la batterie restera réellement bonne.