Le vrai nouveau bouton du Beats 360 est mécanique
La principale nouveauté ne se cache ni dans une application ni derrière un abonnement. Le Beats 360 repose sur un système de coussinets interchangeables couvrant les deux oreillettes et l'arceau. Chaque casque est livré avec la version Performance Knit en mousse à mémoire de forme, pensée pour laisser davantage respirer la peau pendant l'activité.
Beats commercialise parallèlement des ensembles Performance Knit dans plusieurs couleurs et une variante UltraPlush plus douce pour un usage quotidien. L'intérêt dépasse donc le simple mélange de couleurs : un utilisateur peut retirer des coussinets humides après une séance de sport, les nettoyer et monter un autre ensemble pour le trajet ou le bureau.
Le casque existe en Noir, Nuage, Rose et Bleu ciel. Il pèse 294,5 grammes et ses oreillettes pivotent à plat pour le transport. La boîte contient toutefois une simple housse en tissu ripstop plutôt qu'une coque rigide.
IPX4 : Beats officialise enfin le casque de salle de sport que certains utilisaient déjà
Le détail le plus important pour l'usage sportif est probablement la certification IPX4. Beats présente le 360 comme son premier casque circum-auriculaire officiellement résistant à la transpiration et aux projections d'eau.
Ce niveau de protection ne transforme évidemment pas le casque en matériel étanche : Beats précise que cette résistance n'est pas permanente et interdit notamment de charger le produit lorsqu'il est humide. Elle apporte en revanche une garantie que les Studio Pro n'avaient pas lorsqu'ils étaient déjà utilisés quotidiennement dans les salles de sport.
Les premiers essais confirment l'intérêt pratique tout en rappelant les limites physiques d'un casque enveloppant. The Verge a constaté que les coussinets Performance Knit évacuaient correctement l'humidité, mais ressortaient eux-mêmes mouillés après des séances prolongées. Le maintien était bon pour la musculation et les mouvements réguliers, moins parfait pendant les sprints ou les exercices qui déplacent beaucoup la tête.
C'est précisément là que le système démontable devient plus pertinent qu'un simple gadget esthétique. La transpiration n'a pas mystérieusement disparu ; Beats a surtout rendu les parties qui la récupèrent beaucoup plus faciles à séparer du casque.
32 heures avec l'ANC, et une promesse de réduction de bruit à prendre pour ce qu'elle est
Beats annonce jusqu'à 32 heures d'écoute avec la réduction active du bruit enclenchée. La recharge rapide Fast Fuel doit fournir jusqu'à une heure de lecture après cinq minutes de charge.
L'ANC utilise huit microphones pour analyser l'environnement extérieur et l'intérieur des oreillettes. Beats revendique jusqu'à 1,75 fois plus de réduction globale du bruit que sur le Studio Pro. Ce chiffre correspond à une mesure du constructeur entre deux de ses propres casques, pas à la promesse que le 360 bloque 1,75 fois plus de bruit que n'importe quel Bose ou Sony.
Les premiers tests illustrent d'ailleurs pourquoi cette nuance est utile. The Verge juge la réduction de bruit très convaincante dans des conditions quotidiennes, sans la placer au niveau des meilleurs Bose. Les Numériques se montre nettement plus réservé sur son efficacité mesurée. Le gain face au Studio Pro peut donc être réel sans régler automatiquement le classement de toute la catégorie.
Le casque propose également un mode Transparence et un égaliseur adaptatif lorsque les modes ANC et Transparence sont désactivés. L'Audio spatial personnalisé avec suivi dynamique de la tête reste présent pour les contenus compatibles.
Une nouvelle architecture audio, mais toujours un casque Bluetooth avant tout
Beats parle d'une plateforme acoustique entièrement repensée. La marque promet davantage de niveau sonore que le Studio Pro tout en maintenant une faible distorsion et met en avant une signature qui conserve des basses présentes sans revenir au grave hypertrophié de certaines générations historiques de Beats.
Les premiers essais sont plutôt favorables sur ce terrain sans parvenir exactement au même diagnostic. 01net relève un rendu dynamique, riche en détails et une très bonne spatialisation. Les Numériques trouve également le son clair et les basses solides, mais note des aigus mis en avant. The Verge apprécie le grave et la clarté générale tout en trouvant le médium plus encombré sur certains morceaux.
Un élément surprendra davantage à ce prix : contrairement au Studio Pro, le Beats 360 est conçu comme un casque d'écoute sans fil et ne propose pas de lecture audio filaire classique. Le port USB-C sert à la recharge et les premiers tests de 01net et 9to5Mac confirment l'absence d'audio USB-C ou de prise analogique. Pour un modèle vendu près de 350 euros, c'est une simplification assez difficile à rater.
Beats reste plus agnostique qu'Apple sur les téléphones
L'appartenance de Beats à Apple n'empêche pas le 360 d'entretenir une relation inhabituelle avec Android. Sur les appareils Apple, il prend en charge le jumelage rapide, le basculement automatique, Localiser, le partage audio et Siri. Sur Android, Beats annonce notamment Fast Pair, le changement d'appareil compatible et Find Hub.
Des commandes physiques restent directement accessibles sur les oreillettes pour le volume, la lecture, les appels, l'alimentation et les modes d'écoute. Beats évite ainsi de transférer toutes les opérations courantes vers une surface tactile ou vers le téléphone.
Le Beats 360 a été annoncé le 22 septembre et sa commercialisation en magasin a démarré le 24 septembre dans les premiers marchés. En France, il est affiché à 349,95 euros. Le Studio Pro demeure au catalogue à un tarif officiel inférieur : le nouveau venu ne remplace donc pas son prédécesseur, il ouvre une branche plus modulable et plus orientée vers l'activité physique.
C'est finalement la différence la plus nette. Beats n'a pas essayé de fabriquer un AirPods Max moins cher ni de simplement ajouter quelques décibels d'ANC au Studio Pro. Le 360 part d'un problème très banal — les gens portent déjà de gros casques pour courir, transpirer et voyager — et rend enfin quelques pièces exposées à cette vie quotidienne remplaçables.