Après plusieurs épisodes Pokémon où parler de performances revenait assez vite à parler de concessions, Pokopia offre une situation presque déconcertante : le jeu tourne simplement bien.
VGC rapporte un framerate verrouillé à 60 images par seconde sur Switch 2. Cubed3 arrive au même constat et remarque que des villages complexes remplis de Pokémon continuent de fonctionner sans baisse notable, même lorsqu'ils restent visibles depuis des points élevés.
Le monde doit retenir beaucoup plus que sa géométrie
Pokopia permet de casser et replacer une grande partie de son terrain. Les constructions, décorations et modifications doivent persister, tout comme les Pokémon vivant dans les différentes communautés.
Cette accumulation apparaît surtout dans les chargements. VGC relève qu'ils peuvent devenir assez longs entre certaines zones et avance que la quantité d'objets dont le jeu conserve la position peut y contribuer. Quelle que soit la cause exacte, ces attentes deviennent perceptibles lorsqu'une quête demande plusieurs voyages.
6,8 Go pour un monde étonnamment dense
Nintendo indique actuellement une taille de 6,8 Go. L'esthétique n'utilise évidemment pas des textures photoréalistesques gigantesques : Pokémon Pokopia privilégie des matériaux simples, des couleurs franches et des modèles légèrement stylisés.
Ce choix convient bien à la Switch 2. VGC salue les nouveaux modèles de Pokémon et leur rendu pop-art, même si GameSpot estime que certaines créatures aux designs très complexes s'intègrent moins bien à cette direction visuelle.
Le Mouse Mode est exactement au bon endroit
Poser un Joy-Con 2 sur sa tranche active un curseur et permet de manipuler les blocs et meubles avec beaucoup plus de précision. GameSpot trouve cette fonction suffisamment bonne pour regretter que le jeu ne la mette presque jamais en avant.
Nintendo Life confirme qu'elle augmente également la portée du placement : Métamorph n'a plus besoin d'être précisément orienté vers chaque emplacement. Éclate-Roc devient plus facile à viser, même si cette capacité conserve quelques imprécisions.
Le meilleur contrôle du jeu est presque caché
C'est une faiblesse d'interface assez amusante. GameSpot explique que son critique avait joué de nombreuses heures sans savoir que le Mouse Mode existait, jusqu'à ce que le Joy-Con soit posé de la bonne manière.
Pour un jeu de construction exclusif à une console dont les manettes peuvent devenir des souris, la fonction mériterait probablement mieux qu'une découverte accidentelle.
Le multijoueur tient correctement la charge
Nintendo annonce jusqu'à quatre participants en ligne ou en multijoueur local sans fil, ainsi que GameShare vers Switch 2 et Switch. Nintendo Life rapporte des sessions en ligne rapides à rejoindre et sans problème notable de connexion ou de framerate lors de son évaluation.
Le multijoueur reste cependant plus libre dans certains espaces dédiés que dans la progression principale, qui ne devient pas soudainement une campagne coopérative intégrale.
Les options d'accessibilité sont plus modestes
TechRadar relève plusieurs réglages utiles : vitesse du texte, commandes personnalisables, vitesse et distance de caméra, suivi automatique. Le média regrette cependant l'absence d'options plus poussées concernant la taille des textes, l'interface ou les indications sonores.
La technique de Pokopia est donc surtout remarquable parce qu'elle devient rarement le problème. Le 60 fps, la stabilité des constructions et l'utilisation intelligente du Joy-Con 2 laissent enfin la conversation revenir au jeu.