Le WH-CH730N gagne 15 heures avec l’ANC

Sony annonce jusqu’à 50 heures de lecture avec la réduction active du bruit sur le WH-CH730N et jusqu’à 75 heures lorsqu’elle est désactivée. Le WH-CH720N précédent était donné pour 35 heures avec ANC et 50 heures sans ANC.

La progression atteint donc 15 heures dans les deux modes sur les chiffres constructeur. Une charge rapide de trois minutes fournit jusqu’à une heure d’écoute.

Le casque pèse environ 207 grammes. Ce n’est plus tout à fait le poids plume de 192 grammes du WH-CH720N, mais Sony ajoute enfin une charnière permettant de le replier pour le transport. Pour un casque pensé pour les trajets quotidiens, quelques grammes supplémentaires contre un volume nettement plus pratique dans un sac peuvent être un échange raisonnable.

Deux microphones par écouteur pour l’ANC

Le WH-CH730N utilise la technologie Dual Noise Sensor avec deux microphones dans chaque oreillette pour analyser les sons environnants. Sony propose parallèlement 20 niveaux de contrôle du son ambiant.

La réduction de bruit peut également adapter son comportement aux habitudes et à l’environnement de l’utilisateur. Sony ne fournit toutefois pas dans son annonce une mesure indépendante permettant de quantifier le gain d’ANC face au WH-CH720N.

Le tarif situe de toute façon le produit loin du WH-1000XM6. Le CH730N cherche moins à battre le flagship de Sony qu’à conserver une ANC utilisable dans une gamme où l’autonomie et le prix pèsent lourd.

Le son récupère une partie des outils logiciels des gammes supérieures

Sony conserve DSEE pour reconstruire certaines informations perdues lors de la compression audio et ajoute un égaliseur à dix bandes dans l’application Sony Sound Connect. Des préréglages Game EQ issus du travail réalisé avec INZONE sont également proposés.

Le casque prend en charge 360 Reality Audio. Côté Bluetooth, sa fiche technique indique SBC, AAC et LC3, avec Bluetooth 6.0. Aucun codec LDAC n’apparaît dans la liste officielle des formats pris en charge.

Cela trace une frontière assez claire avec les modèles Sony plus coûteux. Le CH730N reçoit davantage de personnalisation et les fonctions modernes de connectivité, mais Sony ne lui transfère pas mécaniquement toute la pile audio de la série 1000X.

L’IA sert aux appels, pas à inventer une nouvelle musique

Sony emploie également un Deep Neural Network pour améliorer la captation de la voix. La Precise Voice Pickup Technology associe microphones beamforming, placement optimisé des micros et réduction de bruit par IA afin d’isoler la parole dans un environnement bruyant.

Le constructeur ajoute un dispositif destiné à réduire le bruit du vent, aussi bien pendant les appels que pendant l’écoute avec ANC. La qualité réelle devra naturellement être vérifiée en extérieur : Sony décrit ici le fonctionnement et le résultat visé, pas une mesure indépendante.

C’est néanmoins un usage assez concret de l’IA. Sur un casque à 120 euros, rendre une réunion compréhensible dans une rue bruyante a probablement davantage d’intérêt qu’un bouton génératif supplémentaire dans l’application.

Le WH-CH530 choisit 55 heures plutôt que l’ANC

Le WH-CH530 reste un casque on-ear fermé sans réduction active du bruit. Il pèse environ 150 grammes et offre jusqu’à 55 heures de lecture, contre 50 heures annoncées pour le WH-CH520 qu’il remplace.

Trois minutes de charge permettent jusqu’à 1 h 30 d’écoute. À 59,99 euros en Allemagne, Sony réserve donc l’ANC au CH730N deux fois plus cher et concentre ici l’effort sur le poids, l’autonomie et les fonctions logicielles.

Six couleurs sont proposées : noir, cobalt, blanc, rose, corail et menthe. Les trois dernières teintes plus vives donnent au modèle d’entrée de gamme une identité moins utilitaire que celle du casque noir que l’on achète simplement parce qu’il fallait un casque.

Le modèle à 60 euros reçoit aussi LE Audio et Auracast

Le WH-CH530 prend en charge SBC, AAC et LC3 ainsi que LE Audio. Sony mentionne également Auracast, qui permet à un appareil compatible de rejoindre une diffusion audio Bluetooth partagée.

Le multipoint est présent, tout comme Fast Pair et Swift Pair. L’application Sound Connect fournit elle aussi l’égaliseur à dix bandes, DSEE et un Game EQ.

Sony ajoute surtout une limitation du volume maximal configurable sur cinq niveaux. Pour un casque susceptible d’être acheté comme premier modèle sans fil ou utilisé pendant les études, cette fonction est moins spectaculaire qu’un nouveau codec mais nettement plus facile à expliquer aux oreilles après plusieurs années.

Le CH530 reçoit la même logique d’appels assistés par IA

Le casque d’entrée de gamme utilise lui aussi une réduction du bruit par IA et un modèle Deep Neural Network pour améliorer les appels mains libres. Sony annonce jusqu’à 35 heures d’autonomie en communication.

Le CH530 ne dispose évidemment pas pour autant d’une ANC pour l’écoute. La distinction est importante : le traitement IA vise à nettoyer la voix transmise au correspondant, pas à supprimer le bruit que l’utilisateur entend dans ses écouteurs.

119,99 et 59,99 euros, disponibles depuis septembre

Sony a annoncé les deux modèles le 7 septembre. En Allemagne, le WH-CH730N et sa variante WH-CH735N sont disponibles à un prix conseillé de 119,99 euros. Le WH-CH530 et la variante WH-CH535 sont annoncés à 59,99 euros.

Les références CH735N et CH535 distribuées chez certains revendeurs se distinguent par la présence d’un câble USB-C dans la boîte. Sony indique par ailleurs des tarifs européens légèrement différents selon les marchés : ses communiqués nationaux ne donnent donc pas tous exactement le même prix.

Sony a surtout supprimé les petites raisons de monter en gamme

Sur le papier, le WH-CH730N ne menace pas le haut de gamme par un codec exotique ou une nouvelle architecture ANC. Son argument est plus banal : 50 heures avec réduction de bruit, pliage, multipoint, LE Audio et appels améliorés à environ 120 euros.

Le WH-CH530 applique la même méthode un étage plus bas. Pour environ 60 euros, il renonce à l’ANC mais conserve 55 heures, LC3, LE Audio, Auracast, le multipoint et l’égaliseur dix bandes.

La vraie pression sur les casques premium vient parfois de là. Pas d’une fonction qui les dépasse, mais d’une gamme abordable qui retire progressivement de la liste les compromis suffisamment agaçants pour justifier de payer deux ou trois fois plus cher.