Le 60 fps change plus que la fiche technique

Le combat de Pokémon Legends: Z-A dépend du déplacement, du timing et de capacités fonctionnant avec leurs propres temps de recharge. Passer à 60 images par seconde sur Switch 2 n'est donc pas un bonus cosmétique posé sur un RPG au tour par tour. La fluidité accompagne directement la mécanique autour de laquelle Game Freak a reconstruit les affrontements.

Les observations publiées sur la version Switch 2 sont particulièrement cohérentes : le jeu tient très largement son objectif de 60 fps en portable comme sur téléviseur, avec seulement quelques baisses ponctuelles rapportées dans des situations chargées. Les temps de chargement sont également courts. Après les problèmes de performances qui avaient marqué Pokémon Écarlate et Violet, c'est presque la partie la moins spectaculaire de Z-A qui mérite d'être soulignée : il fonctionne correctement.

Et oui, pour Pokémon en 3D, ce simple constat a longtemps été moins banal qu'il ne devrait.

Une Switch 2 qui ne peut pas reconstruire Illumis

La nouvelle console améliore aussi la définition et la lisibilité générale. Cela rend les modèles plus propres et la ville plus nette, mais augmente presque mécaniquement la visibilité d'un autre problème. Les textures restent simples. Des façades et portions de rue manquent de détail. Le pop-in n'a pas disparu. Plusieurs quartiers partagent une architecture très proche.

Autrement dit, la Switch 2 résout bien ce qui dépend de sa puissance supplémentaire ; elle ne redessine pas les assets ni la structure du monde. Nintendo présente officiellement cette édition autour d'une résolution améliorée et d'une fréquence d'images plus fluide, pas comme une refonte du contenu. C'est exactement ce que l'on obtient.

Le contraste est parfois étrange. Un déplacement parfaitement fluide à travers Illumis peut conduire devant une texture ou une façade qui rappelle immédiatement la machine ayant servi de cible de base au projet.

La Switch originale s'en sort mieux que prévu

La version Switch tourne autour de 30 fps et reste globalement stable pendant les combats, selon les tests disponibles. C'est déjà une amélioration appréciable par rapport aux épisodes Pokémon les plus problématiques de la génération. Elle paie néanmoins ce résultat par une image plus douce, des textures moins propres, davantage de pop-in et des chargements plus longs.

Des saccades ont également été relevées dans certains mouvements de caméra et des effets peuvent provoquer quelques baisses. Rien de comparable au confort de la version Switch 2.

Le point intéressant est ailleurs : les deux versions racontent assez clairement comment le jeu a été construit. La première Switch impose le plafond visuel. La Switch 2 retire une grande partie du plafond de performances.

Un meilleur socle technique, enfin

Z-A ne devient donc pas une vitrine graphique de la Switch 2. Ses rues répétitives, sa géométrie simple et certaines textures empêchent ce qualificatif avant même de discuter résolution. Mais une licence aussi dépendante de ses animations et désormais du combat temps réel avait besoin d'une base stable.

Cette base existe. Les prochains jeux conçus directement autour de la nouvelle machine n'auront plus la même excuse pour conserver les compromis visuels d'Illumis. Pour Z-A, le résultat est plus simple : sur Switch 2, Game Freak livre enfin la fluidité que son nouveau système de combat mérite.