Le rendu quitte le salon
La Steam Machine utilise localement un processeur AMD Zen 4 semi-personnalisé à six cœurs et un GPU RDNA 3 à 28 unités de calcul. Valve lui attribue 8 Go de mémoire GDDR6 pour la partie graphique et 16 Go de DDR5 pour le système.
Avec GeForce NOW, cette fiche technique cesse en grande partie de déterminer le niveau de détails du jeu. L'instance tourne sur l'infrastructure distante de NVIDIA, puis le client Steam Machine décode le flux vidéo, l'affiche et transmet les entrées du contrôleur.
Le matériel AMD reste évidemment utilisé pour le système, le décodage et tous les jeux lancés localement.
DLSS 4.5 arrive dans GeForce NOW, pas dans le GPU RDNA 3 de Valve
NVIDIA profite de la Gamescom pour annoncer de nouveaux contrôles graphiques dans son service. Les membres disposeront prochainement de réglages pour DLSS Super Resolution, Dynamic Frame Generation et Ray Reconstruction sur les jeux compatibles.
Le point technique à retenir est leur emplacement. Ces fonctions s'exécutent sur les GPU GeForce distants. Elles ne modifient ni les capacités de la Radeon de la Steam Machine ni les technologies d'upscaling disponibles lorsqu'un jeu tourne réellement sous SteamOS sur le matériel local.
Valve travaille séparément avec AMD sur ses propres solutions d'upscaling pour la machine. Les deux chantiers ne doivent pas être mélangés.
Il manque encore la fiche technique du client Steam Machine
NVIDIA confirme le support, mais ne donne pas encore les paramètres qui permettront d'évaluer son intérêt sur un téléviseur : résolution maximale, fréquence d'images maximale, HDR, codecs utilisés, débits recommandés ou éventuelles restrictions propres à SteamOS.
GeForce NOW peut, sur d'autres configurations, exploiter les serveurs Ultimate de classe RTX 5080 et atteindre des modes allant jusqu'à 5K à 120 Hz ou 360 images par seconde. Rien dans l'annonce du 25 août ne garantit que ces plafonds seront disponibles sur Steam Machine.
C'est une nuance assez importante pour un appareil dont les sorties vidéo peuvent alimenter des téléviseurs rapides. La capacité de l'écran et celle du port n'indiquent pas automatiquement ce que le client de streaming autorisera.
Le GPU devient moins important, la connexion beaucoup plus
Le streaming déplace les contraintes. Le nombre d'unités de calcul et les 8 Go de VRAM ne limitent plus directement la qualité graphique du jeu distant. La latence réseau, les pertes de paquets, le débit disponible et la distance au serveur prennent leur place.
Il faut également compter avec le modèle commercial du service. Les modes les plus performants sont réservés aux abonnements premium, tandis que la compatibilité dépend du catalogue GeForce NOW et pas simplement de la présence d'un jeu dans la bibliothèque Steam.
L'intérêt économique dépendra donc beaucoup du profil de l'acheteur. Quelqu'un qui paie déjà GeForce NOW récupère un nouveau terminal sous la télévision. Acheter une Steam Machine à 1 039 euros puis ajouter un abonnement uniquement pour compenser les limites de son GPU local est une équation moins évidente.
SteamOS devient un client cloud de plus en plus crédible
La trajectoire logicielle est néanmoins intéressante. NVIDIA avait d'abord facilité l'utilisation de GeForce NOW sur Steam Deck, puis proposé une application adaptée à SteamOS. La Steam Machine est la suite logique puisque les deux appareils partagent largement le même environnement logiciel.
Le support annoncé inclut également le Steam Controller sur Steam Deck et Steam Machine. Windows et macOS recevront la compatibilité avec le contrôleur plus tard.
NVIDIA n'a pas encore donné de date plus précise que la fin de l'année 2026.